lunes, marzo 31, 2008

"FAUT-IL SAUVER LE POINT-VIRGULE?"

Published on Bibliobs (http://bibliobs.nouvelobs.com)
Accueil > Documents > Contenu
Faut-il sauver le point-virgule?
By BibliObs.com
Créé 27/03/2008 - 16:36








Depuis quelques jours, il fait parler de lui. Pas encore en ouverture du JT, non, mais la récente interview de l'une des responsables de BibliObs, coauteur de «l'Art de la ponctuation», par le

site Rue89, semble avoir (enfin) réveillé les consciences: sur France Inter, jeudi 26 au micro de Caroline Cartier [1], Sylvie Prioul a désespérément cherché des point-virgules dans les pages du «Nouvel Observateur», pour en trouver finalement dans la lettre adressée aux lecteurs par Denis Olivennes - qui prendra début mai ses fonctions de président du directoire de l'Obs.
Tout n'est donc pas perdu, l'honneur est sauf, mais la situation demeure préoccupante; c'est ce qu'ont pu constater les auditeurs de TSF en écoutant, le 25 mars, Laurent Sapir s'entretenir avec Olivier Houdart, l'autre auteur de «l'Art de la ponctuation», tandis que le sujet était au menu des infos de 18h sur cette antenne.

Reste une énigme, posée par le titre de l'article publié sur Rue89: «Un appel du mouvement contre la disparition du point-virgule» [2]. Titre étrange en effet, qui semble émaner d'un «comité de défense» jadis en activité, mais aujourd'hui disparu de la Toile. Ce «mouvement» existerait-il encore quelque part? Un mouvement clandestin alors, que les RG feraient bien de surveiller un peu, avant que les activistes du point-virgule ne se décident à envahir l'Académie, ou à saccager les imprimeries qui éditent les ouvrages dépourvus de ce signe... Jean d'Ormesson pris en otage, à cause d'une virgule surmontée d'un point, voilà qui ferait désordre dans le pays.
Mieux vaut donc œuvrer rapidement à la réintroduction de cette espèce menacé. Et pour ne pas voir, un beau matin, journaux et livres sans le moindre point-virgule, BibliObs verse cette nouvelle pièce au dossier: des extraits du chapitre qui lui est consacré dans «l'Art de la ponctuation», d'Olivier Houdart et Sylvie Prioul (que, décidément, on soupçonne fort d'être sympathisants du mystérieux «mouvement»).



Le point-virgule : La lanterne rouge

S'il existait un Top 10 de la ponctuation selon la fréquence de chaque signe dans les imprimés, le point-virgule arriverait, et de loin, en queue du peloton. La presse le délaisse : dans le numéro du 22 décembre 2005 de L'Humanité par exemple, nous n'en avons, à notre grande surprise, trouvé qu'un seul (réfugié dans l'éditorial), alors que tous les autres signes y sont largement représentés. Force est de constater qu'il n'a pas le vent en poupe et fait partie, comme l'imparfait du subjonctif ou le passé simple, des finesses menacées par l'appauvrissement de l'expression écrite.
Claude Duneton écrivait dans Le Figaro en septembre 2003 un plaidoyer en sa faveur : « Le point-virgule mal aimé des écrivants, abandonné par les écrivains, est en voie de disparition : protégeons-le... » Et il citait les attaques de Cavanna contre ce « signe infortuné » : l'auteur des Ritals le traitant de « parasite timoré » qui traduit « le flou de la pensée, et colle aux dents du lecteur comme un caramel trop mou » ( message transmis à Hugo, à Maupassant ou à Flaubert, grands utilisateurs de ce signe et donc penseurs un peu « flous »). Pour être moins virulent, l'adjectif « vieillot » qu'on lui accole facilement, le range dans les signes du passé... et dépassés.
Chronique d'une mort annoncée ? Le point-virgule va-t-il, sous les coups de ses détracteurs et, surtout, faute d'utilisateurs, passer le seuil critique en deçà duquel il sera condamné ?
Il n'est pourtant réservé ni aux « intellos » ni aux passéistes ; c'est même l'inverse d'un signe élitiste puisqu'il clarifie l'organisation de la phrase. Aucune raison donc de le délaisser : notre mission (nous l'avons acceptée) se veut « désinhibitrice », car la sous-utilisation du point-virgule semble en partie due à l'appréhension qu'il suscite.
Il faut sauver le soldat Point-Virgule
Signe hybride — ni tout à fait point ni tout à fait virgule —, cette « virgule ponctuée », comme l'appelle au XVIIIe siècle le grammairien Girard, est un signe de l'entre-deux. Autrefois ponctuation forte (puisqu'il a été l'équivalent de notre actuel point final jusqu'à la fin du Moyen Age), il a été rétrogradé (pour filer la métaphore militaire).
Le point-virgule assume deux grandes fonctions : tout d'abord, sorte de point atténué, il s'interpose entre des propositions bien distinctes que l'auteur maintient ainsi liées au sein d'un même phrase. Ensuite, il joue le rôle d'une « super-virgule », aidant le lecteur à repérer les grandes articulations d'une phrase longue où abondent déjà les virgules.

Plus point que virgule
Séparation et mise en relation caractérisent le point-virgule dans sa première définition. Par sa présence, l'auteur manifeste sa volonté de cimenter entre elles les différentes propositions (qu'elles se complètent, s'opposent, soient mises en parallèle...).
[...]
Plus virgule que point
« Doublure » de la virgule forte, celle qui sépare des propositions, le point-virgule est destiné à éviter au lecteur de s'égarer dans la phrase labyrinthique, où abondent déjà les virgules faibles.
[...]

Il existe sur le Net* un Comité de défense et d'illustration du point-virgule, dont les membres s'engagent à « chanter ses louanges en toute occasion » et à l'utiliser « chaque fois que ce sera approprié ». Serment digne de celui des Horaces ! Sans faire partie de la confrérie, nous agissons dans l'ombre, rajoutant ces points-virgules décriés avec le sentiment d'accomplir un — petit — acte de résistance. Auquel s'ajoute, si le point-virgule se substitue à un point, le plaisir de rallonger la phrase, qui a ces temps-ci tendance à rétrécir.
[*Ce Comité a aujourd'hui disparu de la Toile.]


En bref
LE POINT-VIRGULE
• Sépare des phrases complètes liées logiquement.
• Joue le rôle d'une « super-virgule » dans la phrase longue, séparant des propositions déjà subdivisées par des virgules.
• Sépare les termes d'une énumération scientifique ou technique.
• Est précédée d'une espace fine et suivi d'une espace forte.

© Seuil. Olivier Houdart et Sylvie Prioul
Lire d'autres extraits sur BibliObs [3]
Olivier Houdart et Sylvie Prioul seront les invités du forum de NouvelObs.com le mardi 15 avril, de 15h à 16h30. Vous pouvez dès maintenant leur poser toutes vos questions [4].
La fréquentation de ce site est certifiée par l'OJD
Plan du site Contacts Publicité Conditions d'utilisation Données personnelles Copyright Conception
© Le Nouvel Observateur - Tous droits réservés. nouvelobs.com est une marque exclusive du Nouvel Observateur. Haut de page
Source URL: http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/03/27/faut-il-sauver-le-point-virgule
Links:[1] http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/cartierlibre/[2] http://www.rue89.com/et-pourtant/un-appel-du-mouvement-contre-la-disparition-du-point-virgule-0[3] http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/02/19/lart-de-la-ponctuation[4] http://forums.nouvelobs.com/societe/524543-1342/1-ok/Olivier Houdart et Sylvie Prioul.html

NUEVA OLEADA DE TURISTAS RUSOS

Según el Departamento de Innovación, Universidades y Empresas de la Generalitat (vaya cúmulo de competencias!) el turismo ruso a Cataluña crecerá este año un 35%: nos visitarán alrededor de 330.000 rusos, muchos más que los 250.ooo que vinieron el año pasado. Previsiblemente, gastarán una media de 230 € por día, muchos más que los 90 de media que deja el conjunto de turistas.

Frente a la batería de arquetipos y prejuicios que despliegan los críticos de "la Rusia de Putin" bueno será comparar los comportamientos de estos turistas rusos con los de muchos otros turistas de otras procedencias --- y con los de nosotros mismos.

"LES INQUIÉTUDES DE MME. BRUNI-SARKOZY"

Les inquiétudes de Mme Bruni-Sarkozy
LE MONDE 29.03.08 20h44 • Mis à jour le 30.03.08 15h44
orsqu'elle a appris l'éventualité de la nomination de Georges-Marc Benamou à la tête de la Villa Médicis, Carla Bruni-Sarkozy n'a pu s'empêcher de remarquer auprès de quelques amis cette "curiosité si française qui veut que l'on écarte un conseiller en le nommant à un poste magnifique". L'épouse du président de la République, d'origine italienne, a ensuite noté les articles parus notamment dans la Repubblica et le Corriere della Sera moquant cette hypothèse. Elle s'est enfin chargée de prévenir son mari de l'émotion que suscitait l'hypothèse de cette nomination dans des milieux culturels souvent proches de la gauche où elle garde de nombreux amis.

Ancienne top model mais aussi chanteuse et compositrice, Carla Bruni n'ignore rien de l'hostilité des artistes et des intellectuels à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Lors de la fête donnée en décembre 2007 pour ses quarante ans à la Lanterne, cette résidence d'Etat dans le parc de Versailles, elle avait bien compris l'hésitation de certains de ses proches à rencontrer le président. Depuis son mariage avec le chef de l'Etat, elle a donc organisé plusieurs dîners chez elle, dans le XVIe arrondissement de Paris, afin de lui présenter quelques artistes. Et elle s'inquiète parfois, auprès de ses proches, de l'incompréhension persistante entre le monde de la culture, la droite en général et Nicolas Sarkozy en particulier.
Sa soeur, Valeria Bruni-Tedeschi, cinéaste et actrice, est elle-même une amie proche de l'actuel directeur de la Villa Médicis, le scénographe Richard Peduzzi, et de son épouse Pénélope, auxquels elle a rendu visite, à Rome, à la fin 2007, alors qu'il n'était pas encore question de la nomination de M. Benamou. Ancienne élève du Théâtre des Amandiers, compagne de l'acteur Louis Garrel, Valeria Bruni-Tedeschi connaît la plupart des signataires de la pétition s'élevant contre "le fait du prince". Elle s'est pourtant refusée jusque-là à jouer les intermédiaires entre le président de la République et ses amis.
Contactée par Le Monde, Valeria Bruni-Tedeschi affirme ainsi ne pas être intervenue auprès de sa soeur ou de Nicolas Sarkozy dans cette affaire, mais ne cache pas, cependant, sa satisfaction de voir la nomination de Georges-Marc Benamou remise en cause. "J'aurais aimé avoir la fierté d'être intervenue, confie-t-elle, car je trouvais cette nomination à la tête d'un lieu si important pour les artistes inquiétante. Mais il faut rendre à César ce qui appartient à César : je suis heureuse de ce changement, mais je n'y suis pour rien."

Raphaëllle Bacqué
Article paru dans l'édition du 30.03.08

NUEVO ERROR DEL "GLOBAL"

Nuevo errror del "global" en Portada: ayer domingo nos anuncia nada menos que

La Generalitat llama "desleal" al Gobierno por el conflicto del agua
Un consejero califica de 'frívola' a De la Vega

Afurna en cambio "Cataluña":

Joan Saura llama "desleal" a De la Vega por vetar el trasvase del Segre
Montilla afirma que la prioridad es qye los ciudadanos no se queden sin agua


No sé si el titulador de Portada confunde a la Generalitat con un conseller. O a un conseller con la Generalitat.

viernes, marzo 28, 2008

"LONDRES ET PARIS N'ONT PAS TROUVÉ DE POSITION COMMUNE SUR LE BOYCOTT DES JO"

Londres et Paris n'ont pas trouvé de position commune sur le boycott des JO

LEMONDE.FR avec AFP, AP et Reuters 27.03.08 18h47 • Mis à jour le 27.03.08 19h03
Après une première journée hautement protocolaire, l'emploi du temps du président de la République s'est resserré, au second jour de sa visite officielle à Londres, sur les affaires politiques, jeudi 27 mars. Un sommet interministériel s'est tenu jeudi matin au London Emirates Stadium, le stade du club de football Arsenal, symbole de la coopération franco-britannique puisque son sélectionneur et cinq joueurs sont de nationalité française.

Boycott des Jeux de Pékin. Gordon Brown a déclaré que le Royaume-Uni n'avait pas l'intention de boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin. Nicolas Sarkozy a indiqué quant à lui qu'il consulterait les autres pays de l'Union européenne avant de décider de boycotter ou non cette cérémonie. "Je serai président de l'Union au moment de la cérémonie d'ouverture, il faut donc que je consulte les autres sur leurs positions pour savoir si j'irai à la cérémonie d'ouverture ou pas", a déclaré M. Sarkozy lors d'une conférence de presse commune avec le premier ministre britannique. "En fonction de [l'évolution de] la situation au Tibet, je me réserverai le droit de dire si je vais ou non à la cérémonie d'ouverture et s'il y a lieu, de prendre d'autres initiatives."

Envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan. Le chef de l'Etat français a annoncé qu'un débat parlementaire aurait lieu avant mardi prochain au sujet de l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, auquel s'oppose la gauche et qui suscite des remous dans la majorité. Le chef de l'Etat a précisé que ce débat aurait lieu avant le sommet de l'OTAN, qui se tiendra du 2 au 4 avril à Bucarest, au cours duquel il devra dévoiler dans le détail les intentions françaises. Ce débat parlementaire avait été réclamé par les groupes UMP et socialiste de l'Assemblée nationale, qui reprochaient également au président de la République d'avoir annoncé ses intentions devant la Chambre des lords britannique avant de le faire devant les parlementaires français.

Transparence du marché financier. Les deux partenaires ont réclamé, jeudi, une plus grande transparence des marchés financiers, appelant les banques à révéler "rapidement et totalement l'ampleur de leurs pertes", dans un communiqué diffusé à l'issue du sommet franco-britannique à Londres. Londres et Paris estiment nécessaire "de trouver les moyens d'obtenir une plus grande certitude sur la valorisation des actifs complexes" et de "renforcer la gestion des risques et d'améliorer le fonctionnement des marchés financiers".

Coopération nucléaire. La France et la Grande-Bretagne coopéreront au sein d'un programme d'énergie nucléaire commun, visant à remplacer les centrales nucléaires vieillissantes britanniques et d'exporter la technologie nucléaire aux pays qui ne la maîtrisent pas. Gordon Brown a annoncé qu'il organiserait une conférence dans l'année destinée aux pays qui souhaitent développer des programmes d'énergie atomique civile. Londres envisagerait d'étendre l'invitation à l'Iran, si Téhéran accepte de renoncer à l'enrichissement d'uranium, comme le lui demande la communauté internationale.

Programme d'éducation en Afrique. Londres et Paris se sont également engagés à scolariser 16 millions d'enfants en Afrique d'ici à 2010 et tous les enfants du continent d'ici à 2015, dans le cadre d'un partenariat associant la FIFA et les instances professionnelles du football britannique et français. Souhaitant profiter de l'impact qu'aura la Coupe du monde de football de 2010 en Afrique du Sud, les partenaires comptent s'inspirer de l'initiative du club londonien d'Arsenal, qui a développé un programme d'éducation par le sport pour les enfants en difficulté. "Le défi reste immense, avec 33 millions d'enfants africains ne bénéficiant toujours d'aucun enseignement primaire", relèvent les deux parties.

EADS préféré à Boeing pour une commande de ravitailleurs. Le ministère de la défense britannique a signé jeudi un contrat d'une valeur de 13 milliards de livres, soit environ 16,6 milliards d'euros, pour des avions ravitailleurs commandés au consortium industriel AirTanker, mené par le groupe aéronautique européen EADS. Le contrat porte sur la fourniture d'une flotte de 14 avions ravitailleurs, des Airbus A330-200 aménagés. La livraison des appareils doit débuter en 2011, a précisé le ministère.

"LA LEÇON DE M. BROWN"

Edito du Monde
La leçon de M. Brown
LE MONDE 27.03.08 15h29 • Mis à jour le 27.03.08 15h29

icolas Sarkozy n'a pas lésiné sur les louanges, en s'adressant mercredi 26 mars aux parlementaires britanniques réunis dans la galerie royale de Westminster. "Vous êtes devenus pour nous un modèle, une référence, et nous devons nous inspirer de ce que vous avez su faire, quelle que soit la couleur politique de vos gouvernements, ces vingt ou ces trente dernières années", leur a-t-il lancé, dans une révérence commune à la conservatrice Margaret Thatcher et au travailliste Tony Blair, ainsi qu'à son successeur Gordon Brown.
Il est vrai que le premier ministre britannique a de la "globalisation" - ce terme anglais définitivement mal traduit par le trop restrictif "mondialisation" - une vision cohérente et de long terme dont semble manquer le président français. Comme il l'a expliqué dans son entretien au Monde (daté jeudi 27 mars), après avoir touché la finance et les échanges de biens et de services, la globalisation concerne désormais les personnes, débouche sur un monde ouvert et des marchés flexibles, transforme l'"économie globale" en "société globale". C'est désormais l'ensemble des équilibres, des hiérarchies et des dynamiques internationales qu'elle bouscule. Il serait vain, voire dérisoire, souligne M. Brown, de vouloir entraver un mouvement aussi profond par des mesures protectionnistes.
De fait, les enjeux du développement, de la transparence, ajoutons de la démocratie, sont mondialisés. Les organisations internationales nées en 1945 doivent être complètement réinventées pour répondre aux nouveaux défis planétaires du terrorisme, des Etats voyous, de l'environnement, des crises, et pour faire de la place aux nouvelles puissances émergentes.
L'Europe a la chance d'être peu ou prou unie autour d'une certaine conception de cette mondialisation : moins sauvage et plus équitablement partagée, moins brutale et plus secourable pour les plus faibles que dans le reste du monde. Mais, ajoute M. Brown, c'est le devoir de l'Europe d'affirmer et de défendre avec force le modèle de mondialisation qu'elle veut. Elle doit devenir, sans timidité, "un acteur global". Et promouvoir, au plan national, par l'éducation, la science et la recherche, la capacité de chaque individu à saisir les atouts offerts par la globalisation.
M. Sarkozy ne se situe sans doute pas à l'opposé de cette vision. Il faut donc souhaiter que les deux pays travaillent "main dans la main". Même si maintes déclarations du président français font penser qu'il reste tiraillé par des réflexes d'avant la "globalisation". Ce sera l'enjeu majeur de la présidence française de l'Union : comment assumer pleinement cette conception positive de la globalisation sans renoncer à sa construction ni menacer ce qui lui reste de cohérence.
Article paru dans l'édition du 28.03.08

jueves, marzo 27, 2008

DIE NEUE ENTENTE CORDIALE. AUF KOSTEN DEUTSCHLANDS?

DIE ZEIT 26.3.2008 - 12:20 [http://www.zeit.de/online/2008/13/sarkozy-grossbritannien]
Frankreich/Großbritannien
Die neue Entente cordiale
Frankreichs Präsident Sarkozy besucht Großbritannien. Zwischen Paris und London ist die Stimmung besser geworden. Auf Kosten Deutschlands?
Von Jürgen Krönig

Präsident „Bling“ zu Gast bei der Queen, dazu noch in Begleitung seiner dritten Ehefrau Carla Bruni – leicht könnte man zu dem Schluss gelangen, dass sich der Staatsbesuch von Nicolas Sarkozy als überwiegend boulevardeskes Ereignis entpuppen wird und die Medien vollauf damit beschäftigt wären, genüsslich den erwarteten „Clash of Civilizations“ zu beobachten: Hier der präsidiale Emporkömmling mit den Allüren eines Filmstars, dort die würdevolle, im Dienst der Nation ergraute Monarchin.
Gelegentlich war in den vergangenen Wochen besorgt die Rede davon, der französische Präsident mit dem Supermodell an seiner Seite könnte Königin Elisabeth die Zweite womöglich schockieren. Trüge Sarkozy Accessoires wie Aviator-Sonnenbrille und Rolex, würde die Queen „innerlich schaudern“, wurde ein Höfling zitiert; solche Gegenstände signalisierten schlechten Geschmack, dubiose Gesellschaft und „funny money“. Da reagiere die Königin sehr empfindlich.
Nun, man wird sehen, ob Sarkozy in London auf die Insignien luxuriöser Kitschkultur verzichten wird. Vieles spricht dafür. Auch Carla Bruni ist dem Vernehmen nach rasch in die Rolle einer zurückhaltenden, dezent gekleideten First Lady geschlüpft. Die Sorge vor einem „Gipfel der Trivialität“ sind vor der Ankunft des Präsidenten auf britischem Boden längst verflogen.
In beiden Hauptstädten rechnet man nicht nur mit einem „substanziellen“ Treffen. Es lassen sich Anzeichen leichter Euphorie entdecken angesichts einer erwarteten „Renaissance der Entente cordiale“, was zugleich signalisiert, dass dies ein wenig zumindest auf Kosten der Deutschen gehen wird.
In mehr als 100 Jahren des Bestehens der Entente hat sie sich meist weder als besonders einvernehmlich und schon gar nicht als herzlich erwiesen. Ihr 100-jähriges Jubiläum, das man im Jahre 2004 beging, entpuppte sich als ziemlich frostige Angelegenheit. Chirac und Blair waren, nicht nur wegen Irak, alles andere als gut aufeinander zu sprechen. Es passte zur miesen Stimmung, dass damals die Eisenbahnzüge aus Paris noch in Londons Waterloo-Station eintrafen. Manch empfindliche französische Seele deutete das als absichtsvollen Affront des „perfiden Albions“.
Nun ist selbst dieser potenzielle Stein des Anstoßes aus dem Wege geräumt. Die Züge vom Kontinent kommen in St. Pancras an. Auch sonst sieht es vielversprechend aus: Die Ankunft Sarkozys auf der politischen Bühne hat die Voraussetzungen für eine engere britisch-französische Kooperation erheblich verbessert. Nicht nur ist er wohl der proamerikanischste Präsident Frankreichs der Nachkriegszeit; Sarkozy hat sein Land neu positioniert, ging auf Distanz zum Chirac'schen Konzept einer multipolaren Welt, das zu Recht als Versuch gedeutet wurde, eine Gegenposition gegen die Vereinigten Staaten von Amerika zu entwickeln.
Anders Sarkozy: Zwar betreibt auch er, wie nicht anders zu erwarten war, eine Außenpolitik mit eigenständiger Note. Doch zugleich will er Frankreich stärker einbinden in die Nordatlantische Allianz; Die Wahl seines Außenministers war ein klares Signal: Er berief den Sozialisten Bernard Kouchner, wie Tony Blair ein „liberaler Interventionist“ und Befürworter des Irakkriegs. Vergangenen Herbst erklärte er bei einem demonstrativen Besuch in Bagdad, dass die Etablierung eines demokratischen Iraks von „essenzieller Bedeutung“ sei in der Auseinandersetzung mit dem totalitären Islam.
Dazu passt, dass Sarkozy sich nun als Retter der Nato präsentieren und als Gastgeschenk für Gordon Brown die Zusage mitbringen wird, 1000 Soldaten zusätzlich nach Afghanistan zu schicken, die dort kämpfen können. Sie sollen vornehmlich die britischen Truppen im Süden des Landes entlasten.
Aufhorchen sollte man in Deutschland angesichts der geplanten atomaren Zusammenarbeit zwischen Großbritannien und Frankreich. Während Deutschland offiziell immer noch die Absicht verfolgt, die Atomreaktoren irgendwann abzuschalten und keine neuen AKWs zu bauen, schlagen die Briten den entgegengesetzten Kurs ein und wollen verstärkt auf die Atomenergie setzen, wobei die französische Expertise auf diesem Gebiet in beiderseitigem Interesse genutzt werden soll.
AKWs produzieren fast 80 Prozent des Stroms in Frankreich, Großbritannien will den nuklearen Anteil von derzeit 20 auf 40 Prozent erhöhen. Das nukleare Kooperationsabkommen, das Sarkozy und Brown am kommenden Donnerstag unterzeichnen wollen, soll Großbritannien zu geschulten Arbeitskräften verhelfen und es beiden Ländern ermöglichen, atomare Technologie in alle Welt zu exportieren.
Paris und London entdecken derzeit verstärkt ihre gemeinsamen Interessen: Beide Länder besitzen Atomwaffen, beide sitzen im Weltsicherheitsrat der UN, beide denken gar nicht daran, auf diese Insignien einer Sonderstellung zu verzichten, und wäre es auch zugunsten einer europäischen Lösung. Das wird nicht völlig folgenlos bleiben für die deutsch-französische Partnerschaft, auch wenn London und Paris alles tun, um aufkeimendes Misstrauen auf deutscher Seite zu besänftigen.
Zwar bestehen Differenzen über die Zukunft der EU fort zwischen Paris und London. Doch sind sie weniger gravierend als in früheren Jahren, zumal nun auch die leidige Frage des europäischen Verfassungsvertrags erledigt scheint. Einig sind sich Brown und Sarkozy auch darin, dass Europa einer stärkeren verteidigungspolitischen Komponente bedarf – Blair und Chirac taten vor 10 Jahren in St. Malo einen ersten Schritt in diese Richtung, in London soll nun ein weiterer folgen.
Es hilft dem Gipfel, dass Brown wie sein französischer Gast eine „substanzielle“ Begegnung mit konkreten Vereinbarungen gut brauchen können – Sarkozy will seinen angekratzten Ruf aufpolieren und den Mangel an Seriosität wettmachen, der ihm zuletzt nachhing. Ähnlich geht es dem britischen Premier, der in den Umfragen immer weiter absackt und der im Ruf steht, ein „bottler“, ein Zauderer ohne Mut zu harten Entscheidungen zu sein.
Ein klares nukleares Bekenntnis wäre nicht nur im Interesse der langfristigen Energieversorgung Großbritanniens; Brown würde zugleich seine Entschlossenheit demonstrieren, erheblichen politischen Widerstand, der mit Sicherheit auch aus der eigenen Partei kommen wird, zu überwinden.
ZEIT online

miércoles, marzo 26, 2008

"SARKOZY WOOS THE BRITISH"

Sarkozy woos the British
By Paul Reynolds World affairs correspondent, BBC News website

The French President Nicolas Sarkozy showed his powers of seduction in his speech to members of the British parliament.
Perhaps the demure figure of his wife sitting behind him had felt the same force.
He was not afraid to come on very strong.
"You represent the touchstone of everything our democracies stand for" was his opening gambit.
It was followed by a hymn of praise to British history and courage. This always goes down well with a British audience but it is quite rare to hear it these days.
Not on this occasion.
"France will never forget," he declared, when speaking with emotion about the last war.
He did not mention the Iraq war.
He did mention to European Union.
"My dear British people, the EU needs the UK," was his message.
Practical politics
Like a smart suitor, he offered some practical measures as well - a kind of political pre-nup which would follow acceptance of his ardour. There were also hints that for the new partnership to work, the British half of the couple would have to bring something to the table as well.
It is in the follow up to these offers that the real test of the "brotherhood" he is proposing will come.
Europe must be capable of its own security, not just its own prosperity Nicolas Sarkozy
They include joint action on global warming, energy (joint exploitation of French nuclear expertise), immigration (a common EU policy), development and defence and security.
He even offered a renewed discussion about reform of the EU's common agricultural policy - music to British ears - while carefully erecting a new defence against farm imports.
We don't known enough about whether they are safe, he suggested.
Defence splits
A key element of his offer lay in defence. He is trying to integrate an Atlantic and a European view, claiming that there is no real distinction between the two.
Mr Sarkozy hinted that France would send more troops to Afghanistan, but is seeking political cover by getting Nato to put greater emphasis on reconstruction and handing over eventually to the Afghans.
His final position will emerge at the Nato summit in Romania next week.
Mr Brown must have been interested in Mr Sarkozy's call for reform of the international institutions
But a commitment by France to send troops would be a strong signal that the new relationship has meaning.
And if France also rejoins the Nato military structure (with some good command posts as a reward), that would be a further sign of a promising honeymoon.
In return, he might well ask Britain to do more to build up a purely European defence policy.
The French leader said pointedly: "Europe must be capable of its own security, not just its own prosperity."
This might run into the caution of the British Prime Minister Gordon Brown who had earlier been asked in the House of Commons about the EU/Nato issue.
His answer - that the EU should concentrate on civilian-type operations - would probably not be what Mr Sarkozy wants to hear.
A 'fairer' globalisation
There was further potential for disagreement in the French president's tempered praise of globalisation.
It turned out that he wanted it to be "fairer and more just" and that it was right for the EU to "protect its own interests".
Mr Brown, however, must have been interested in Mr Sarkozy's call for reform of the international institutions, especially the G8 grouping of industrial nations. G8 should include China, India and Brazil at last, he hinted.
The speech was a good start to the 'entente amicale' that Mr Sarkozy wants. Now comes the test.

mailto:Paul.Reynolds-INTERNET@bbc.co.uk

lunes, marzo 24, 2008

IMPLACABLE CÉCILIA, POBRE SARKO


Cécilia Ciganer-Albéniz a dit "oui" à Richard Attias à New York

LEMONDE.FR avec AFP 24.03.08 09h25
écilia Ciganer-Albéniz, ex-épouse du président français Nicolas Sarkozy, a épousé dimanche 23 mars, dans la soirée, à New York, en troisièmes noces, le publicitaire Richard Attias. Le couple est arrivé dans des limousines aux vitres teintées, poursuivi par des paparazzi en voiture, vers 17 h 30 locales (22 h 30, heure de Paris) au pied du Rockefeller Center au cœur de Manhattan, avant de s'engouffrer dans un parking souterrain.
L'ex-épouse du président français ne s'est pas montrée à la petite foule de quelque cinquante journalistes qui guettaient le nouveau couple. La cérémonie a eu lieu à 19 heures (23 heures, heure de Paris) dans le Rainbow Room, un joyau art déco avec chandeliers et piste de danse tournante au 65e étage du Rockefeller Center. Une chorale de gospel, le Harlem Gospel Choir, a chanté durant la cérémonie, a indiqué un de ses membres. NINGÚN OPUS DEL ABUELO ALBÉNIZ?
Selon le programme des festivités obtenu par l'AFP, la cérémonie était suivie d'un cocktail et d'un dîner de gala avec les quelque 150 invités du couple, dont la plupart ont traversé l'Atlantique pour l'occasion.

domingo, marzo 23, 2008

LC 24, 44

"VOICI LES PAROLES QUE JE VOUS AI ADRESSÉE QUAND J'ÉTAIS ENCORE AVEC VOUS:: IL FAUT QUE S'ACCOMPLISSE TOUT CE QUI A ÉTÉ ÉCRIT DE MOI DANS LA LOI DE MOïïSE , LES PROPHÈTES ET LES PSAUMES"

¿POR QUÉ?

Simone Veil met un vent à Carla Bruni

THE SPECTATOR:; "MERCI BEAUCOUP, MSR. SARKOZY"

Merci beaucoup, Msr. SarkozyPeter Hoskin 1:14pm
Next week, Gordon Brown will meet with Nicolas Sarkozy at the home of French football. And, according to early reports, Sarkozy will come bearing a few petits cadeaux – among which will be an Anglo-French agreement to construct a new generation of nuclear power stations.
Why should we regard a mutual agreement as a gift from the French? Because we have so much more to gain from it than they have. After all, whilst our Government has spent the past decade pumping money into ineffectual wind power, the French have steamed ahead with nuclear energy. Around 79% of France's electricity comes from nuclear power; and they have some of the most advanced technology and expert technicians in the world. By contrast, Britain's nuclear power plants are out-of-date and dilapidated, and our best technicians have departed for more nuclear-friendly shores. An injection of French expertise is exactly what Brown needs to meet his nuclear power ambitions.

LE GENDRE: "DEGAULLE, SARKOZY, LE STYLE ET L'HOMME"

Analyse
De Gaulle, Sarkozy, le style et l'homme, par Bertrand Le Gendre
LE MONDE 22.03.08 13h29 • Mis à jour le 22.03.08 13h29

Il y a un demi-siècle, au printemps 1958, Charles de Gaulle, 67 ans, revenait au pouvoir. D'abord comme président du conseil puis, en janvier 1959, comme chef de l'Etat. En même temps qu'il fondait la Ve République, l'homme du 18-Juin lui donnait un style - hauteur, grandeur, pudeur - dont, chacun à sa manière, ses quatre successeurs se sont inspirés.

Le cinquième, Nicolas Sarkozy, est un autre homme, d'une autre époque. Décontraction, insolence, familiarité : le sacré, où le général de Gaulle puisait un surcroît de légitimité, lui est étranger. Son ardeur à exercer le pouvoir l'habite davantage que la transcendance de sa charge, au point de dérouter les Français, pourtant moins sensibles aujourd'hui au sacré qu'à la proximité, à la grandeur qu'à la sécurité, à la pudeur qu'à la transparence.
Nicolas Sarkozy est conscient de cette altération de la fonction présidentielle. Il s'efforce désormais de mieux tenir son rang, de se "représidentialiser". Il compte sur sa visite d'Etat au Royaume-Uni, le 26 mars, pour rehausser son image et affirmer un style qui souffre de la comparaison avec le général de Gaulle, son comportement récent en témoigne.
Yvonne Vendroux, Carla Bruni. L'épouse du général de Gaulle refusait de recevoir des divorcés à l'Elysée. Jamais elle n'adressait un mot aux journalistes. Jamais elle ne posait pour les photographes (à l'exception d'un reportage la montrant faisant des confitures, en 1942, à Berkhampsted, au nord-ouest de Londres, le home provisoire du chef de la France libre).
Toujours habillée de sombre, elle refusait de se laisser prêter des robes par les grands couturiers. Bigote ? "Du moment qu'on me critique, autant que ce soit de cette manière plutôt qu'en me faisant passer pour une cocotte ou une panthère. Au moins, je ne dessers pas mon mari !" O tempora ! O mores ! : lorsqu'on tape "Carla Bruni" sur le site de Google, la cinquième occurrence pointe vers une douzaine de photos où l'ancien mannequin pose nue.
Le "couple" franco-allemand. La désinvolture de Nicolas Sarkozy déplaît à Angela Merkel. La scène se passe au sommet européen de Lisbonne en décembre 2007. La chancelière allemande à son côté, le chef de l'Etat passe devant un groupe de journalistes. L'un d'eux l'interpelle : "C'est la lune de miel, monsieur le président ?" Veston déboutonné, les mains dans les poches, goguenard, le chef de l'Etat se tourne vers la chancelière allemande qui, à ce moment-là, regarde ailleurs : "Hé, Angela ! Viens ici ! Il demande... Honeymoon ?" La chancelière, s'efforçant de sourire : "We cooperate. We just cooperate." (Nous coopérons, c'est tout.)
De Gaulle n'avait pas ces manières avec le chancelier chrétien-démocrate Konrad Adenauer. Tous deux anciens résistants aux nazis, ils avaient fait connaissance en 1958 à Colombey-les-Deux-Eglises où le Général avait convié le chancelier, privilège rare. Malgré la chaleur de leurs relations, elles étaient toujours empreintes d'une extrême courtoisie : "Monsieur le président, cher et grand ami", "Cher Monsieur le chancelier".
Outrage au chef de l'Etat. Si on l'insulte, Nicolas Sarkozy ne s'en formalise pas. Il répond du tac au tac comme au Salon de l'agriculture, le 23 février, lorsqu'un visiteur refuse de lui serrer la main, lui disant : "Tu me salis..." "Casse-toi, alors, pauvre con", rétorque le président de la République française.
Militaire de carrière, de Gaulle président usait parfois, lui aussi, d'un langage vert. Mais il ne se déboutonnait que devant ses aides de camp et les hommes chargés de sa sécurité : "Jean-foutre", "couillons", "trouillards", "merdier"...
Si on l'injuriait, il feignait de ne pas entendre. Malgré tout, la police veillait au grain. Le 11 novembre 1962, un quidam est interpellé sur les Champs-Elysées pour avoir crié au passage du cortège présidentiel : "A la retraite !" Ce que la 17e chambre du tribunal de Paris, devant laquelle il est cité à comparaître, interprète, pince-sans-rire, comme une mise en cause de "l'aptitude du président de la République à remplir les hautes fonctions dont il assume la charge". Sanction : 500 francs d'amende.
Du bon usage des collaborateurs. Les collaborateurs de Nicolas Sarkozy à l'Elysée interviennent, c'est inédit, sur quantité de sujets. Henri Guaino, son conseiller spécial, corrige le président lorsque celui-ci déclare que le régime de Vichy, c'était la France. Dans Libération, Henri Guaino affirme au contraire : "Ma France à moi, elle n'était pas à Vichy. Je ne vais pas me repentir de quelque chose que je n'ai pas fait..." Directrice du cabinet du président de la République, Emmanuelle Mignon a davantage encore embarrassé le président en déclarant à VSD : "Les sectes sont un non-problème."
De Gaulle, lui, imposait un silence absolu à son entourage. Bernard Tricot, qui fut secrétaire général de l'Elysée, en témoigne : "Dès qu'apparaissait le nom d'un de ses collaborateurs dans la presse, auquel on attribuait naturellement des échos ou des déclarations, il entrait dans une grande irritation." Motus et bouche cousue sur les sujets sensibles. Telle était la consigne, que personne ne s'avisait de transgresser.
Religion, laïcité. Le Général avait fait rénover à ses frais la petite chapelle de l'Elysée qui, à l'époque de Vincent Auriol, un socialiste, servait de bar aux chauffeurs de la présidence. C'est dans cette chapelle que le premier chef d'Etat catholique pratiquant depuis Mac-Mahon (si l'on excepte Pétain) faisait dire la messe dominicale. S'il assistait ès qualités à une cérémonie religieuse, à Notre-Dame ou ailleurs, le général de Gaulle ne communiait jamais, laïcité oblige.
Tout pratiquant qu'il fût, il respectait la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Jamais il n'aurait fait une déclaration comme celle de Nicolas Sarkozy à Saint-Jean-de-Latran, à Rome, le 20 décembre 2007 : "Dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé et le pasteur."
L'habit fait le moine. Personne n'imagine non plus de Gaulle montant quatre à quatre les marches du perron de l'Elysée en short Nike. Ni faisant un jogging dans les rues de Manhattan vêtu d'un tee-shirt "NYPD" (New York City Police Department). Invariablement habillé d'un costume foncé, le Général ne le quittait que pour son uniforme de serge kaki. Même son fils Philippe ne l'a jamais vu, dans le parc de Colombey-les-Deux-Eglises, qu'en veston et cravaté.

Courriel : legendre@lemonde.fr
Article paru dans l'édition du 23.03.08

sábado, marzo 22, 2008

ALARMANTE PORTADA DEL "GLOBAL"

Afirma EL País en el primer rango de su Portada:

"Justicia prepara una ley para el cese automático del Poder Judicial"

¿Golpe de Estado? No: aclara el titular que abre la seccion España:

"Justicia prepara una reforma para el cese automático del Consejo del Poder Judicial"

DIILEMAS Y DEMANDAS DEL PSC, DiILEMAS Y PROMESAS DE RZ

Lo cuenta El Periódico, tan cercano al PSC. Lo contarán y discutirán narradores de todas las tendencias y lealtades partidistas.


El dilema catalán: aliarse con la Junta andaluza o con Madrid
MÁS INFORMACIÓN
La Generalitat plantea revisar a la baja el criterio de solidaridad
Zapatero promete a Chaves asumir sus demandas sobre financiación
EDITORIAL: 'Hoja de ruta para desplegar el Estatut'
EL PERIÓDICO

Las reflexiones sobre el nuevo modelo de financiación remitidas al Gobierno por Catalunya y Andalucía se parecen como un huevo a una castaña. El liderazgo que ambas comunidades desempeñan en el Consejo de Política Fiscal y Financiera (CPFF), donde con suerte se alcanzará el acuerdo sobre la reforma, unido al hecho de que sus presidentes y consejeros de Economía sean socialistas, aconsejaría, en principio, que fueran de la mano en la negociación.El conseller Antoni Castells lo ha intentado, pero las profundas discrepancias con su homólogo andaluz, José Antonio Griñán, abocan a la Generalitat a la siguiente disyuntiva: buscar un acuerdo de mínimos con Andalucía que facilite el consenso con el resto o hacer frente común con las comunidades madrileña y valenciana, en manos del PP pero con intereses similares a los de Catalunya. En función de cómo oriente el Gobierno su propuesta, Castells acabará de deshojar la margarita.

viernes, marzo 21, 2008

JOSEP RAMONEDA: "LA FISURA"

JOSEP RAMONEDA
La fisura
JOSEP RAMONEDA 20/03/2008

El éxito electoral de los socialistas en Cataluña podría acrecentar la fisura abierta entre PSC y PSOE a raíz de las negociaciones del Estatut y de la elección de Montilla como presidente de la Generalitat, contra el pacto establecido entre Zapatero y Mas. Los delegados catalanes que asistieron al Comité Federal del PSOE, el pasado fin de semana, salieron preocupados de la reunión. Ni por parte del presidente, ni por parte de los portavoces de las distintas delegaciones territoriales hubo un solo gesto de agradecimiento o de reconocimiento por el magnífico resultado obtenido por el PSC. La frialdad más absoluta, como si más que un éxito compartido el resultado de Cataluña fuera mérito de Zapatero a pesar de los socialistas catalanes. "Esta legislatura será menos catalana", ha dicho el presidente. Y un escalofrío ha recorrido el espinazo del PSC.
Un salto tan grande -más del doble de votos de los que obtuvo Montilla en las autonómicas- tiene sin duda una explicación principal: en unas elecciones en que se trataba de escoger a Zapatero o a Rajoy como presidente del Gobierno, la ciudadanía catalana tiene muy claro lo que quiere. Y en esta ocasión, ante el riesgo de retorno del PP, que el PSC supo explotar mejor que nadie, optó por lo seguro: el voto directo. Ésta es la razón principal del resultado sin desmerecer todo lo demás: la consolidación de Montilla como presidente, la erosión del nacionalismo catalán provocada, paradójicamente, por su desplazamiento hacia el soberanismo, la buena campaña del PSC, e incluso la valoración positiva que un sector del electorado ha hecho de la política de Zapatero hacia Cataluña a pesar de cercanías y otros desastres.
Los socialistas catalanes saben de la volatilidad del voto extra que han recibido. Y recuerdan perfectamente que Montilla perdió en las autonómicas 700.000 votos respecto a los que dos años antes había conseguido en las generales. Con lo cual necesitan convertir este éxito en proyecto para Cataluña antes de las próximas autonómicas. Para ello necesitan demostrar el poder real de sus 25 diputados en el Parlamento español. Necesitan convencer a una ciudadanía escéptica -que vota en cada elección a quien cree que sirve mejor sus intereses, y en caso duda, se envuelve en la bandera- que nadie está en mejor posición que ellos para que Cataluña obtenga los recursos imprescindibles para su relanzamiento. Para conseguirlo necesitan, obviamente, la complicidad del PSOE y del Gobierno de Zapatero. De momento, no la sienten.
Con 25 diputados, el PSC no tiene coartada. La ciudadanía le valorará por resultados contantes y sonantes. El PSOE responde con indiferencia. La indiferencia viene de tres factores: La sensación de que el resultado de Cataluña ha tenido un precio -un exceso de atención a los catalanes- que ha hecho perder votos en otros sitios. La convicción de que Zapatero se basta solo para que Cataluña le vuelva a sacar las castañas del fuego cuando sea necesario. Y el eterno agravio comparativo que siempre se da por supuesto cuando se habla de los catalanes. Si el PSC no cumple, lo pagará en las autonómicas, pero tarde o temprano lo pagará Zapatero. Hay sectores del nacionalismo moderado que por poco que el PP se tome en serio a Cataluña se dejarán atraer por la derecha porque es su espacio ideológico. Se vio perfectamente en el 96.
La fisura no será fácil de cerrar. Porque el PSOE está muy preocupado por sus pérdidas al sur del Ebro. Porque las cuestiones personales juegan y Zapatero no perdona a Montilla que no aceptara su pacto con Mas. Y porque siempre es aporético compaginar los intereses de Cataluña y los de otras partes de España. El PSC, tan prudente, ni siquiera ha planteado lo que para él sería solución óptima: grupo parlamentario propio y Gobierno de coalición PSC-PSOE. Pero una buena financiación y un buen desarrollo estatutario son indispensables a corto plazo para el PSC y a medio plazo para el PSOE.
Estos días ha habido un acontecimiento que explica la difícil comprensión de lo que ocurre en Cataluña. Murió Cassia Just, el abad de Montserrat que jugó un papel importante en la transición y que representó siempre un cristianismo abierto, nada que ver con el de la Conferencia Episcopal. En su funeral estaban todos los partidos catalanes excepto el PP. Y ni un solo representante de los partidos españoles, ni siquiera los veteranos de la transición, excepto Rodolfo Martín Villa. ¿Es posible que desde el puesto de gobernador civil de Barcelona durante el franquismo fuera más fácil entender Cataluña que desde las sedes de los partidos democráticos españoles?
© Diario EL PAÍS S.L. - Miguel Yuste 40 - 28037 Madrid [España] - Tel. 91 337 8200
© Prisacom S.A. - Ribera del Sena, S/N - Edificio APOT - Madrid [España] - Tel. 91 353 7900

"¿QUÉ TE HA HECHO MI MARIDO PARA QUE LE TRATES TAN MAL?"

El presidente efímero
Un libro del director de comunicación de Pasqual Maragall detalla cómo Zapatero y el PSC exigieron al presidente de la Generalitat que se retirara
EL PAÍS - Barcelona - 20/03/2008

La tormentosa retirada de Pasqual Maragall como presidente de la Generalitat dista de haber caído en el olvido. Las incógnitas que rodearon aquel adiós, hace casi un año y medio, siguen siendo muchas, pero el que fue secretario de Comunicación de Maragall durante años, Jordi Mercader, se ha lanzado a revelar unas cuantas en el libro Mil dies amb PM (La Magrana).
A la espera de la versión de Maragall -sus memorias se publicarán en 2009-, Mercader contradice lo que siempre ha mantenido el Partit dels Socialistes y sostiene que la retirada del presidente no fue una decisión estrictamente personal. Por si quedaba alguna duda, Maragall se retiró después de que se lo pidiera la cúpula del PSC y hasta el presidente del Gobierno, José Luis Rodríguez Zapatero.
Las presiones empezaron temprano. No es ningún secreto que el PSC, el PSOE y el Gobierno de Zapatero llevaron mal la presión derivada de las turbulencias que centrifugaba el Gobierno de Maragall en episodios como la reunión de Josep Lluís Carod con ETA o la negociación del Estatuto. Mercader asegura que en septiembre de 2005, en la recta final del pacto estatutario, Zapatero ya tanteó a Maragall para lograr su retirada. Con ello, el presidente pretendía satisfacer las demandas de Convergència i Unió para sumarse al consenso del Estatuto.
"Maragall, que sabía de las aspiraciones de CiU, se quedó más bien sorprendido de que el presidente del Gobierno hiciera de mensajero", explica Mercader. La conversación entre los dos presidentes fue en La Moncloa. "Más que el nombre recitado por Zapatero [José Montilla] lo que encendió la incredulidad de Maragall fue que su interlocutor hubiera pensado ya con tanto detalle en sustituirle sin haber hablado nunca con él".
El PSC tardó nueve meses más en pedirle la retirada. Lo hizo el viceprimer secretario del partido, Miquel Iceta, acompañado por la histórica alcaldesa de Santa Coloma de Gramenet Manuela de Madre, que más tarde lloraría por Maragall. "Iceta vino a decir: las encuestas son muy malas, de ninguna manera volveremos a ganar las elecciones", reproduce Mercader. Iceta acabó por recomendar una retirada. "Los que te queremos bien tenemos que aconsejarte que no pongas en riesgo tu prestigio con una derrota electoral segura. Deberías anunciar de forma inmediata que no vuelves a presentarte".
El cómo se llegó a esta situación es lo que el ex jefe de prensa de Maragall explica en las 270 páginas del libro. La luna de miel de la que Maragall y Zapatero disfrutaron hasta comienzos de 2004 se interrumpió abruptamente al trascender que el principal socio de Maragall, Josep Lluís Carod Rovira, se había reunido con la cúpula de ETA en Perpiñán. "Maragall se puso las manos en la cabeza. Al poco rato, Zapatero vuelve a llamar. Está furioso. Maragall le informa de que tiene a punto el decreto de cese de Carod. El secretario general del PSOE tiene prisa para anunciarlo, Maragall no tanta", cuenta el relato.
La tensión entre Maragall y Zapatero subirá otras varias decenas grados con la negociación del Estatuto. El autor critica los numerosos intentos del PSOE y de La Moncloa para conducir el proceso hasta el punto de redactar un modelo de Estatuto que envió a algunos negociadores.
La tensión duró hasta el final. Incluso hubo una discusión subida de tono entre Zapatero y la esposa de Maragall, Diana Garrigosa. Ocurrió tras un mitin. Ya en el aparcamiento, Garrigosa interpeló a Zapatero: "¿Qué te ha hecho mi marido para que le trates tan mal?' Sin apenas pararse, Zapatero respondió: '¡Pero si yo le tengo mucho cariño a Pasqual!".
© Diario EL PAÍS S.L. - Miguel Yuste 40 - 28037 Madrid [España] - Tel. 91 337 8200
© Prisacom S.A. - Ribera del Sena, S/N - Edificio APOT - Madrid [España] - Tel. 91 353 7900

miércoles, marzo 19, 2008

CARLA BRUNI-SARKOZY: "HALTE À LA CALOMNIE!"

Carla Bruni-Sarkozy, auteur-compositeur-interprète, épouse du président de la République
Halte à la calomnie !
LE MONDE 19.03.08 09h53 • Mis à jour le 19.03.08 10h30

Désormais l'affaire du faux SMS est close; mon mari vient de retirer sa plainte contre Le Nouvel Observateur après réception de la lettre d'excuses qu'Airy Routier m'a adressée. Qu'on me permette néanmoins quelques observations.

Le texte de la charte signée en avril 2004 entre Claude Perdriel, PDG du Nouvel Observateur, et les représentants de la Société des rédacteurs prévoit que "l'objectif des articles est de présenter les faits aux lecteurs avec la plus grande rigueur et la plus grande honnêteté. Toute information doit être recoupée et vérifiée. La rumeur doit être bannie, la citation anonyme évitée et la source indiquée aussi précisément que possible", et il ajoute : "L'usage du conditionnel de précaution est proscrit sauf exception visée par la direction de la rédaction. Ne sont publiées que des informations dont l'origine est connue. La vie privée des personnes est respectée."

Or tous ces principes ont été bafoués par Airy Routier, pourtant signataire de cette charte, dans l'article qu'il a commis sur le site du Nouvel Obs à propos du SMS présumé que le président aurait adressé à son ex-épouse juste avant notre propre mariage. Voici ce qu'écrivait Airy Routier : "Huit jours avant son mariage, le président de la République a adressé un SMS à son ex-épouse, en forme d'ultimatum : Si tu reviens, lui a-t-il écrit, j'annule tout. Il n'a pas eu de réponse." Qu'on ne s'y trompe pas : l'enjeu, dans cette affaire, n'est pas le respect de la vie privée. Je peux concevoir, puisque l'époque le réclame, que, comme dit Airy Routier, "la vie privée d'un président, élu par les Français, qui a tous les pouvoirs, notamment celui du feu nucléaire, ne relève pas du même ordre que celle d'un quidam". Pourquoi pas ? Le débat est ouvert et le problème n'est pas là.

Le problème n'est pas non plus l'existence elle-même du SMS en question, car si le SMS avait existé, si la rumeur avait été avérée, c'eût été par hasard, au terme d'une vague indiscrétion, d'un "quelqu'un m'a dit", et non d'une investigation rigoureuse… Voilà bien le problème : quand on est indiscret, il faut être sûr de ce qu'on raconte. Ce qui est malhonnête et inquiétant dans cet épisode, c'est qu'à aucun moment l'"information" n'a été vérifiée, recoupée, validée. De son propre aveu, Airy Routier n'avait pas vu (et pour cause !) le SMS, qu'il a pourtant présenté comme un fait.

LES RAGOTS ET LES FAITS

Je n'ai aucune leçon de déontologie à donner à qui que ce soit, mais il me semble que quand un "journaliste", aux dépens de l'honnêteté qu'il doit à ses lecteurs, sanctifie la rumeur et prend ses désirs pour des réalités, il ne doit pas invoquer des "sources en béton". En vérité, Airy Routier n'imaginait pas que mon mari porterait plainte contre le site du magazine et, devançant l'impunité, il s'est senti libre d'écrire ce qui lui passait par la tête ou par l'oreille.

"De toute façon, dit Routier, la violence et l'énormité de la réaction du pouvoir montrent bien que Nicolas Sarkozy a cherché un prétexte pour, à travers Le Nouvel Observateur, intimider tous les journalistes." Mensonge, sottise et mauvaise foi : en attaquant le site du Nouvel Observateur pour "faux et usage de faux", mon mari ne s'en prend pas à la liberté de la presse (qu'il a toujours ardemment défendue : qu'on se souvienne, pour cela, de l'affaire des caricatures du Prophète dans Charlie Hebdo), mais au droit de dire et d'écrire n'importe quoi. De ce point de vue, loin de se conduire en despote, c'est la liberté de chacun qu'il protège.

Car si, désormais, la rumeur sert d'information, si les fantasmes servent de scoops, où allons-nous ? Si les grands journaux cessent de faire le tri entre les ragots et les faits, qui le fera ? Si, tel le pire des magazines trash, Le Nouvel Observateur, trahissant sa charte, sa vocation et même son nom, n'observe plus mais invente ce qu'il raconte, quel rempart nous reste-t-il contre l'hystérie de l'époque ? Est-ce l'avenir des contre-pouvoirs que de cracher en l'air avant d'être rappelés à l'exigence élémentaire de probité ? La liberté exige d'avoir le sens des responsabilités, tout comme la transparence exige l'honnêteté, sans quoi, comme le dit Gad Elmaleh (dans La vérité si je mens) : "C'est la porte ouverte à toutes les fenêtres" ! Relisez Beaumarchais : "La calomnie, Monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez; j'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés… elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ?" Réponse : les journalistes. Les vrais.

ANGELA MERKEL EN ISRAEL

"LA Shoa, ejecutada en nombre de Alemania - dijo Angela Merkel en el Parlamento israelí- , llena de vergüenza a los alemanes. Me inclino ante las víctimas. Me inclino ante los supervivientes, y ante todos asquellos que les ayudaron a sobrevivir."

Esta confesión solemne de la Canciller justificaba plenamente la visita. Su uso inicial del hebreo y después del alemán lanzaba señales fuertes del acontecimiento. No todos las vieron así. Al escuchar el alemán, algunos abandonaron la sesión, con lo cual agraviaban no sólo a Angela Merkel sino también a todos los judíos de habla alemana, fueran o no sionistas, fueran o no vìctimas del Holocausto, permanezcan en la diáspora o vivan ahora en Israel.

Pero también la Canciller desbordò el significado profundo de su visita al añadir una percepción unilateral, a todas luces injusta, de la crisis regional, expuesta en clave proisraelí sin crítica alguna a los comportamientos de Israel con sus vecinos.

martes, marzo 18, 2008

LAS MUJERES DEL NUEVO GOBERNADOR

Leo en TNYT:

One day after taking office, Gov. David A. Paterson of New York said that he had had affairs with “a number of women,” including one with a state employee.

Para no ser menos que su antecesor y, supongo, para evitarse un nuevo escándalo, Paterson
comparece flanqueado por su mujer legal. . Como su antecesor. Como Bill Clinton.

¿Habrá que legalizar la poligamia para terminar con este juego de ocultaciones y exposiciones,
con estas insignificancias agigantadas por adversarios y periodistas?

DECEPCIONADOS, UNA VEZ MÁS

Lo dice el diario más cercano al PSC:

EL PERIÓDICO

DECEPCIÓN DE LOS SOCIALISTAS CATALANES POR LA FRÍA ACOGIDA EN EL COMITÉ CENTRAL
Los dirigentes del PSC que el sábado asistieron al comité federal del PSOE salieron desencantados y preocupados. José Luis Rodríguez Zapatero, en su discurso inicial, ni mencionó la contribución del PSC, que, con 25 diputados, le ha permitido revalidar la victoria. Tampoco la mayoría de barones territoriales la citaron. De hecho, en referencia a Catalunya lo que hizo más de un dirigente fue avisar de que el nuevo modelo de financiación no debe suponer "que unos ganen para que otros pierdan". Posteriormente, Zapatero se limitó a afirmar que "Catalunya quiere a los socialistas", porque lo notó en el mitin del Sant Jordi.

¿Qué entenderá por Cataluña el señorito de León? ¿Qué priivilegio epistemológico se atribuye para "notar" sus amores? Quienes no experimentamos afecto alguno por estos sedicentes "socialistas" ¿quedamos excluìdos de esta concepción presidencial?

Mientras tanto, el señorito de León concentra sus renovados afectos en el PNV. Busca y es buscado por su Presidente, Iñigo Urkullu, tanto más cuanto que Urkullu le recuerda expresamente que la consulta que anuncia el lehendakari es una propuesta institucional, y no de su partido. ¿Qué dirá el propio Ibarretxe? No me lo imagino apeándose de una propuesta llamada a movilizar a todo el nacionalismo vasco, con eL PNV a la cabeza, diga lo que diga Urkullu.

MARTINE AUDRY: "LES FRANÇAIS VEULENT LE RETOUR AU SÉRIEUX"

"Le Franc-Parler" (France Inter-i-Télé-"Le Monde")
Martine Aubry : "Les Français veulent le retour au sérieux"
LE MONDE 18.03.08 14h38 • Mis à jour le 18.03.08 14h38

Vous avez fait, au second tour à Lille, alliance avec les Verts et le MoDem. Pourquoi être allé cherché le MoDem, dont vous n'aviez pas besoin ?
La gauche faisait 64 % au premier tour. Et, avec les Verts, nous sommes d'accord sur essentiel. Les Verts ont décidé de présenter une liste, comme ils l'avaient toujours fait à Lille. J'avais toujours dit que je commencerais par réunir la gauche, et donc, le dimanche soir des élections, nous nous sommes retrouvés. (...) Mais face à la politique que mène Nicolas Sarkozy, il y a beaucoup d'hommes et de femmes dans notre pays qui partagent nos valeurs d'humanisme. J'ai toujours dit que s'il y a des hommes et des femmes qui veulent nous rejoindre, après l'union de la gauche, pour s'engager à combattre la politique de Nicolas Sarkozy dans ce qu'elle a d'injuste et de non conforme à l'identité de la France, et d'autre part, adhérer à notre projet en acceptant toutes les composantes de la gauche, j'y serais ouverte. J'ai aussi la chance d'avoir en face de moi un MoDem qui n'est pas d'accord avec la politique fiscale du gouvernement, s'est dit ulcéré par la loi sur l'immigration et les testes ADN, et est porté par un homme qui a une fibre sociale reconnue dans la ville et une morale reconnue par tous...
Etes-vous cependant favorable à ce que le PS, au niveau national, envisage systématiquement cette alliance avec le MoDem ?
Je n'étais pas d'accord pour l'alliance systématique avec le MoDem. Je ne l'aurais jamais fait avec le MoDem de Bordeaux, sans doute avec difficulté à Paris, dès lors qu'il n'y avait pas eu de position de fond prise auparavant.
Au soir du premier tour, vous avez expliqué que vous n'aviez pas aimé la façon dont la gauche avait fait de la politique en 2007, et tout le monde a compris que vous critiquiez Ségolène Royal. Qu'est-ce que vous n'aviez pas aimé ? Je me sens aussi responsable de l'échec de 2007 que tous mes camarades qui avaient la responsabilité de gestion et de direction du Parti socialiste. Nous avons un peu abandonné la politique. Nous avons eu l'impression qu'il valait mieux suivre les Français dans ce qui pouvait leur plaire plutôt que de leur proposer une vision de notre société. Par moments, nous avons eu des doutes sur les valeurs.
Les villes de gauche vont-elle devenir des contre-pouvoirs au gouvernement ?
Nous sommes des lieux où nous essayons de réduire les effets de la politique que mène aujourd'hui le président de la République. (...) Par exemple, je vais diminuer les tarifs de cantine par deux pour tout le monde, nous mettons en place un programme d'aide à l'isolation de l'habitat qui fait chuter les charges d'énergie des gens. Sur de tels sujets, les départements accompagnent les RMIstes, et donc nous pouvons contrecarrer. Nous sommes là aussi pour porter d'autres valeurs. Quand nous décidons de créer des logements sociaux dans des quartiers de qualité, avec la même qualité dans les quartiers riches et pauvres, nous faisons la mixité sociale. Dans chaque classe, les enfants sont mêlés, et cela remonte immédiatement le niveau et la chance scolaires. Ce que je fais à Lille, d'autres le font à Nantes...
Le président de la République parle d'accélérer les réformes après ce deuxième tour...
J'ai été assez étonnée, pour ne pas dire choquée, des propos de François Fillon, dimanche soir. Les Français veulent des réformes, mais celles que le président de la République leur avait promises. "Tous les Français seront propriétaires", avait-il promis, et il n'y a des primes que pour ceux qui sont déjà propriétaires. Le pouvoir d'achat : on ne l'a pas vu. Et l'augmentation des petites retraites ? Les Français veulent que ces réformes aient lieu. Mais, aujourd'hui, ils ont l'impression que ces réformes ne sont pas justes, sans compter qu'elles sont souvent extrêmement brutales. Je crains que dans les prochains jours vienne une accélération de réformes qui va accroître les problèmes de la France.
Vous tenez le discours d'un premier secrétaire du Parti socialiste... Je crois que ce serait la pire erreur.
Votre victoire à Lille ne change-t-elle pas votre statut ? Non. J'ai été numéro 2 du gouvernement, et j'ai toujours été là quand il fallait se battre contre les choses injustes ou sans sens : le CPE, la loi sur l'immigration. Quand les valeurs de gauche semblent être remises en cause alors qu'elles me paraissent être saines dans la situation que nous vivons, je suis là et j'ai toujours été là. Cette dernière année, il est vrai que je me sentais mal à l'aise. Grâce à de nombreux amis, tout cela va repartir. La démagogie, la facilité du langage, la communication, les Français n'en veulent pas. Ils veulent le retour au sérieux, à la vision, au projet, au collectif. Et je suis convaincue qu'ils sont prêts à se mobiliser derrière ces valeurs.

Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Thomas Hugue et Stéphane Paoli
Article paru dans l'édition du 19.03.08

ERIC FOTTORINO: "AVERTISSEMENT"

Avertissement, par Eric Fottorino
LE MONDE 17.03.08 13h55 • Mis à jour le 17.03.08 13h55

Peu avant son accession à la présidence, Nicolas Sarkozy avait évoqué le besoin d'une brève retraite spirituelle pour habiter la fonction qui l'attendait. On chercha - serait-ce Solesmes ou le mont Athos ? - avant de découvrir que le nouveau chef de l'Etat avait cédé aux sirènes d'un yacht. Ce fut le premier écart entre le dit et le fait, et chaque nouvel écart vint confirmer le précédent, de l'algarade avec un marin du Guilvinec à l'invective malheureuse du Salon de l'agriculture, en passant par les promesses inconsidérées d'aide de l'Etat aux aciéries de Gandrange.

Si la nette victoire de la gauche se nourrit largement de considérations locales, il est clair que le pays a adressé un message d'avertissement à Nicolas Sarkozy. Le taux d'abstention, particulièrement élevé à droite, conforte ce sentiment de bouderie chez une partie des électeurs qui avaient porté leur champion à l'Elysée en mai 2007. L'heure est donc déjà venue du désenchantement, sinon de la déception. Et aussi du rappel à son devoir de l'ancien candidat convaincant (et ayant vaincu pour cela) devenu un président déroutant.

Il y a seulement neuf mois, la popularité de M. Sarkozy reposait sur sa maîtrise du verbe, qui devait entraîner l'action dans un dessein volontariste de réformes, de mépris pour l'immobilisme, de volonté d'agir pour remettre en marche un pays sclérosé dans son économie, ses archaïsmes étatiques et sociaux, sa méritocratie en panne. Il était prêt. Son capital politique était grand pour ouvrir des chantiers aussi difficiles qu'urgents. Sa marge de manoeuvre était d'autant plus importante qu'il refusait de s'inscrire dans un calendrier de réélection d'ici cinq ans, préférant agir, affirmait-il, plutôt que durer. Le pays retenait son souffle. Allait-il réussir, et à quel rythme ?

L'espoir politique que Nicolas Sarkozy fit naître en mai 2007 était fondé sur la cohérence entre un discours, des promesses et des valeurs. Le candidat du pouvoir d'achat était audible, et même crédible pour beaucoup, quand il déclinait son engagement sur le thème du travailler plus pour gagner plus. Et voilà qu'en janvier, en guise de voeux, les Français ont entendu que les caisses étaient vides et qu'avec Carla, c'était "du sérieux". Tout cela, précisément, n'était pas très sérieux, même si le président était bien avisé de ne pas faire dépendre la feuille de paie de la bonne volonté de la puissance publique. On attendait des résultats, on eut les intermittences du coeur. "Cécilia est mon seul souci", avait confié le chef de l'Etat à des journalistes, lors de la garden-party du 14-Juillet à l'Elysée. Pour le pays aujourd'hui, le souci c'est Sarkozy.

Conjonction - et conjoncture - malheureuse : la dégradation de l'économie mondiale, la crise des subprimes, la poussée de l'inflation, tout cela a privé le président des leviers qu'il espérait actionner. Le style, la forme - mais qu'est-ce que la forme sinon le fond qui remonte à la surface ? - ont fait, ou défait, le reste.

Le mal serait moindre si le chef de l'Etat n'avait pas fait de son image le centre de tout, de sa parole la seule à croire, de son action la seule qui vaille. L'hyper ou omni-président s'est mis à renvoyer de lui un reflet brouillé, peinant à imposer ses choix et orchestrant à vive allure le retour de la sphère privée, dont on avait cru qu'elle échapperait désormais à toute mise en scène. Surtout, le chef de l'Etat a paru sous-estimer la lassitude des Français devant des comportements que la vox populi a ramassés dans le terme "bling bling". Insensiblement, puis de façon plus brutale, M. Sarkozy a entamé son capital de confiance, croyant sans doute qu'il pouvait presque tout se permettre, dépassant les bornes d'une certaine retenue, s'il est vrai, comme l'écrivait Thucydide cité par François Léotard dans son récent pamphlet, que "la manifestation du pouvoir qui impressionne le plus les gens est la retenue".

Depuis plusieurs semaines, les Français ont dit ce qu'ils pensaient de ces comportements décevants. Comme Nicolas Sarkozy ne prenait pas acte de leur inquiétude, ils ont prononcé un nom : Fillon. Suggérant par la popularité du premier ministre que là s'inscrivait la voie à suivre par le président : travailler sans ostentation, se montrer sans Ray-Ban ni montre chic.

Pour autant, les Français ne demandent pas à Nicolas Sarkozy de sortir de la cuisse du Général, pas plus qu'ils ne l'attendent grammairien jongleur de vers à la manière de Georges Pompidou ou chantre d'une vision aristocratiquement libérale à la VGE. Ils n'attendent pas davantage que l'hôte actuel de l'Elysée cite Chardonne ou Zola avec la gourmandise de Mitterrand. Ni qu'il se pique d'arts premiers ou de civilisations de la lointaine Asie comme son prédécesseur. Personne ne lui demande d'étaler une culture qui ne serait pas la sienne. Il y a du reste chez cet homme résolument d'aujourd'hui un certain aplomb à vouloir se montrer plus inculte qu'il n'est.

En réalité, les Français ne demandent pas à Nicolas Sarkozy de changer. Ils lui demandent au contraire d'être ce qu'il avait dit qu'il serait : un président actif, arc-bouté sur son programme de réformes. Soyons clairs : ils ne veulent surtout pas qu'il s'efface. Ils exigent qu'il s'élève. Et que cette hauteur lui permette d'accomplir la tâche qu'il s'est fixée, pour laquelle il fut élu, et pour laquelle jusqu'à ce jour il a déçu.

Avertissement n'est pas rejet. Au contraire. Le président doit comprendre que ses électeurs, et au-delà le pays entier, redoutent plus que tout son échec. Nul ne peut le souhaiter raisonnablement. En mai 2007, après douze ans de chiraquisme et pas mal d'étiolement de la puissance française, les électeurs ont remis le centre de gravité du pouvoir à l'Elysée. A Nicolas Sarkozy de trouver le mode d'emploi de sa fonction et de réduire sa part de comédie pour entrer de plain-pied dans la gravité du pouvoir. De ce point de vue, sa faiblesse d'aujourd'hui peut être sa force de demain. A lui d'y réfléchir. Maintenant.

Eric Fottorino
Article paru dans l'édition du 18.03.08

domingo, marzo 16, 2008

CARLITOS PÁEZ - "DAS LEHREN EINES ÜBERLEBENDEN"

DIE ZEIT 12/2008 S. 30 [http://www.zeit.de/2008/12/P-Carlitos-Paez]
Karrieren
Die Lehren eines Überlebenden

Carlitos Páez aus Uruguay ist ein gefragter Redner. Auf Tagungen großer Konzerne erzählt er seine Geschichte. Um einen Flugzeugabsturz in den Anden zu überleben, aß er Menschenfleisch
Von Karen Naundorf
Carlitos Páez hatte noch nie den Schnee gesehen, als er in die kleine Militärmaschine stieg. Er war 18 Jahre alt, lebte in Uruguay, wollte mit seinen Freunden nach Chile, zu einem Rugbyspiel. Im Elternhaus hatte er noch ein Kindermädchen. Wenn er im Bett frühstücken wollte, musste er nur rufen.
35 Jahre später steht Carlitos Páez an einem Rednerpult in einem Fünfsternehotel in Montevideo, der Hauptstadt Uruguays. Er hat die Haare zurückgegelt. Vor ihm sitzen 70 Unternehmer und Manager, alle Mitglieder der Schweizer Handelskammer in Uruguay. Ein Namensschild braucht Páez nicht. Man kennt ihn und seine Geschichte. Den Flugzeugabsturz. Die Sache mit der Menschenfresserei.
Das Publikum ist gekommen, um einen der Überlebenden zu sehen. »Los sobrevivientes« nennt ganz Uruguay die 16 Männer, die im Herbst des Jahrs 1972 zwei Monate lang in den Anden verschollen waren, tot geglaubt und betrauert, bis sie am 22. Dezember zurückkehrten.
Der schwere geblümte Teppich dämpft alle Geräusche. Sogar das Stühlerücken ist lautlos, das Licht gedimmt. Der Beamer wirft Filmausschnitte aus dem Hollywoodfilm Alive auf eine kleine Leinwand: 45 gut gelaunte Passagiere, darunter Carlitos, an Bord eines kleinen Flugzeugs, Typ Fairchild. Turbulenzen. »Bitte anschnallen, das Flugzeug tanzt gleich ein bisschen«, sagt der Steward. Dann schlägt die Maschine auf einen Fels auf, zerbricht in zwei Teile. »Ein brutaler Lärm«, sagt der Carlitos Páez auf der Leinwand in einem Interview, »und dann plötzlich Stille.« Dann wieder Filmausschnitte: Der vordere Teil, in dem Carlitos und seine Freunde sitzen, fällt auf eine glatte Schneefläche, rutscht ins Ungewisse. Carlitos betet das Ave-Maria. Als er das »Amen« erreicht, bleibt das, was vom Flugzeug übrig ist, wie durch ein Wunder stehen.
Nicht ein Laut ist im Vortragssaal des Hotels zu hören. Páez und seine Assistentin stehen am Rand, neben den Plakaten, die für die Sponsoren des Vortrags werben, und beobachten das Publikum. Das sieht auf der Leinwand nun die Überlebenden frieren, auf 4.200 Meter Höhe, bei minus 25 Grad, nachts minus 40. Die Leichen im Schnee, mit dem Gesicht nach unten. Die Überlebenden, die sich im Wrack aneinanderschmiegen. Die Verletzten, die vor Schmerzen wimmern. Die verzweifelten Versuche, Funkkontakt herzustellen. Und zuletzt zwei sobrevivientes, Nando Parado und Roberto Canessa, die in Sommerkleidung den Weg durch die Anden nach Chile finden und Hilfe holen. Sie sind neun Tage gelaufen. Nach 70 Tagen die Rettung für die Männer auf dem Andengipfel.
Das Licht geht an, Carlitos rückt das Mikrofon zurecht. Schaut ernst. »Die Tragödie der Anden, so wird unsere Geschichte genannt«, sagt Páez, »aber für mich ist sie ein Triumph des Lebens über den Tod. Ich habe heute drei Enkel.«
Das ist es, wofür Carlitos Páez bezahlt wird: für eine erbaulich erzählte Version jener Geschehnisse, bei denen von 45 Passagieren nur 16 überlebten, aufbereitet für die Bedürfnisse von Unternehmen. »Es ist eine Geschichte, aus der man viel lernen kann«, sagt er, »über Leadership, Teamgeist, Motivation, das Aktivieren von ungeahnten Ressourcen.«
Als seine Werbeagentur pleite war, fing er als Vortragsredner an
Jedenfalls hat er das Erzählen zu seinem Gewerbe gemacht. 15.000 US-Dollar bekommt er für seinen eineinhalbstündigen Vortrag. Mehr als 80 dieser Reden hält er pro Jahr. Er lenkt das Publikum, rührt es zu Tränen, und Minuten später hört man befreites Lachen. Er warte noch immer darauf, dass man ihm das Geld für den Rückflug erstatte, sagt er, der habe schließlich nie stattgefunden. Noch ein Scherz: Als er seine Mutter nach 72 Tagen wiedersah, wollte er ihr die 70 Dollar wiedergeben, die sie ihm mit auf die Reise gegeben hatte. Aber sie fragte erstaunt: »Aber Carlitos, hast Du denn gar nichts ausgegeben?«
Carlitos Páez macht das alles noch nicht lange. Bis 2001 betrieb er eine Werbeagentur, aber durch die Krise in Argentinien verlor er Kunden, die Agentur ging pleite. Páez überlegte: In seinem Alter, mit 48, würde ihm niemand einen Job als Werber anbieten. So kam er auf die Idee, sein Schicksal zu vermarkten.
Weil er sich Vertreter der Wirtschaft zur Zielgruppe erkoren hatte, suchte Páez zunächst nach Parallelen zwischen seiner Zeit in den Anden und den Sorgen eines Managers. Er mischte dann Gedanken zum Leadership, zur Teamarbeit, zum Kampf gegen die Neinsager, alles verpackt in eine erbauliche Präsentation. Das Konzept ging auf, Páez wurde eingeladen. Von Nokia, McDonald’s, Procter&Gamble und Coca-Cola. Und heute von der Schweizer Handelskammer in Uruguay.
»In den ersten Tagen nach dem Absturz bildete sich das Team«, sagt Páez auf dem Podium. »Wir mussten uns an das Unbekannte anpassen und fanden ungeahnte Fähigkeiten in uns selbst.« Jeder Abgestürzte suchte damals eine Rolle. Die Medizinstudenten fingen an, wie Ärzte zu handeln. Ein anderer wurde zum »Erfinder« der Gruppe: Er fand heraus, wie man bei minus 25 Grad Schnee schmelzen kann mit einem Spiegeleffekt, riss die Stoffe von den Flugzeugsitzen und machte Decken daraus. Ein Ingenieurstudent wurde der Techniker des Teams: Er baute aus Draht eine monströse Antenne für ein kleines Taschenradio, versuchte, eine Funkverbindung herzustellen. »Natürlich waren die Studenten noch lange keine Ärzte. Aber um handeln zu können, mussten wir an uns und an unsere Rollen glauben«, sagt Páez. »Meine war vor allem die des Aufmunterers, ich machte Witze und bestand darauf, die Geburtstage zu feiern.«
Er war der Jüngste, er schlief am Rand und war in den ersten Tagen verantwortlich dafür, den Becher, in den die Überlebenden urinierten, aus dem Wrack in die Kälte zu bringen. »Aber ich lernte schnell etwas über Leadership, so wie es die Gringos nennen«, sagt Páez. »Wer nicht arbeitet, bekommt keine Führungsrolle. Je mehr ich arbeitete, desto mehr wog mein Wort, und ich konnte mitentscheiden.« Ein richtiges Team sei die Gruppe aber erst nach dem zweiten tragischen Ereignis geworden: Von 24 Überlebenden, die sich nachts im Flugzeugwrack aneinanderlehnten, starben weitere acht, als eine Lawine sie unter sich begrub. »Meine beiden besten Freunde kamen um, bis dahin waren wir eine Minigruppe gewesen, danach wurde ich Teil des Ganzen«, sagt Páez.
Die erste Dame im Publikum greift in die Handtasche, nestelt ein Taschentuch hervor. Ein erwünschter Effekt, wie Páez später im Interview zugeben wird. Auf dem Podium erzählt er davon, dass jeder Tag ein neuer Kampf gewesen sei: »Der Absturz, die Lawine, das fehlende Essen, die Kälte«, sagt er und schwenkt wieder auf etwas Nützliches um, »wir haben gegen Widrigkeiten gekämpft, so wie ein Verkäufer, dem die Kunden immer wieder Nein ins Gesicht sagen.«
Und dann der Kannibalismus, der schockierendste Teil des Vortrags. Was können Geschäftsleute wohl daraus lernen? Lebensmittel hatten die Verunglückten in den Anden nicht. »Ein bisschen Zahnpasta auf der Zunge war der größte Genuss«, sagt Páez. »Als uns klar wurde, dass wir verhungern würden, sagte Nando Parado, dass er den Pilot essen würde. Niemand war dagegen, wir hatten alle schon an diese Möglichkeit gedacht.« Nein, sie seien damals keine Kannibalen geworden, beteuert Páez, wohl auch um harschen Reaktionen im Publikum vorzubeugen. Sie hätten niemanden umgebracht. Anthropophagen seien sie geworden, Menschenfresser also, aus Notwendigkeit. »Sogar der Papst schickte uns später einen Brief und gratulierte zu unserer Entscheidung«, sagt Páez. »Der Mensch ist auf der Erde, um zu leben.« Das Publikum applaudiert.
Minuten später gibt es Käsehäppchen am Buffet. Einige der Zuhörer kaufen Carlitos Buch und lassen sich Autogramme geben. Eduardo Iguini, dessen Firma Agrigrain Reis, Mehl und Weizen nach Europa, Nordafrika und in die Karibik exportiert, steht am Rand des Saals. Er spricht leise, wählt die Worte mit Bedacht: »Man kann diesen Vortrag menschlich oder unternehmerisch hören.« Sein eigener Bruder kam vor zehn Jahren bei einem Flugzeugunglück in der Schweiz ums Leben. Er macht eine Pause. Und unternehmerisch? »Oft ist die erste Reaktion bei Schwierigkeiten: Das geht nicht.« Die sobrevivientes haben das Nein der Umwelt abgelehnt, mit kleinsten Ressourcen überlebt. Es ist alles eine Frage der Einstellung.« Dann spricht er von Visionen, Teamgeist, Führung im Unternehmen.
»Ich bin kein Motivationstrainer, ich bin ein Erzähler«
»Carlos ist der Überlebende, der am offensten über alles spricht«, sagt Miguel Alvarez Montero, Journalist der uruguayischen Tageszeitung El País. »Er sagt: Wir haben Menschenfleisch gegessen, so war es eben.« Montero kennt die sobrevivientes seit 35 Jahren, mit Páez spielt er Golf. Er hat keine Probleme mit der Geschichte vom Kannibalismus. »Natürlich gab es Kritik«, sagt er und fügt hinzu: »Als ob die sobrevivientes eine Wahl gehabt hätten!« Was halten die Eltern der Toten von den Vorträgen? »Ich weiß, dass sie darunter leiden, dass die Überlebenden in den Medien präsent sind. Sie sagen, es hindere sie daran, ihre Kinder wirklich zu begraben.«
»Carlitos spricht mit viel Respekt und Feingefühl über die, die auf dem Berg gestorben sind«, findet Gastón Remy von Dow Chemical in Argentinien. Dort hielt Páez schon zwei Vorträge. Der erste fand in einem Theater statt, vor 800 Zuhörern in Bahía Blanca, wo Dow seinen wichtigsten Standort in Lateinamerika unterhält. Ein anderes Mal lud Dow Páez ein, um vor seinen hundert besten Kunden zu reden. Imagepflege. »Wir wollen den menschlichen Faktor im Unternehmen betonen«, sagt Remy. »Carlitos Lebensgeschichte zeigt, was ein Mensch leisten kann.«
Der Held sitzt in einem Sessel aus weißem Leder und plaudert. Hinter ihm sein Swimmingpool, dahinter Loch Nr. 13 eines Golfplatzes. Ober er Flugangst habe? »Nein, ich steige ein und schlafe.« Das Wiedersehen mit den Eltern nach der Rettung? »Für mich war es nicht so bewegend wie für sie, ich konnte ja davon ausgehen, dass es ihnen gut ging.« Über seinen Beruf sagt er: »Ich bin kein Motivationstrainer, ich sage nicht: Tu puedes! Du kannst es schaffen. Das sagt die Geschichte. Ich bin nur der Erzähler.«

DIE ZEIT, 13.03.2008 Nr. 12

PALABRAS PELIGROSAS

Condy Rice excluye a la segunda potencia regional de Suramérica en su nueva gira por la región. Se supone que por dos agravios allí perpetrados contra la metrópoli. Primero, el permitido por Néstor Kirchner cuando todavía era Presidente al insaciable Hugo Chávez: insultar a Bush en dos ocasiones desde tribunas levantadas en suelo argentino. Segundo, el consumado por Cristina Fernández de Kirchner y el Congreso. Cristina acusó a Bush de conspirar contra ella con motivo del escándalo de una maleta interceptada en Buenos Aires, en plena campaña electoral, con 800.000 dólares que, según la justicia de EEUU iban destinados a financiar la campaña de la ahora Presidente. El Congreso hizo suya la acusación. Confirmando la iniciativa de Condy, tampoco visitará Buenos Aires el secretario de Estado adjunto para América Latina Thomas Shanon.

El candidato republicano John McCain golpea a Obama con un argumento más fuerte que los que lanza Hillary contra el mismo objetivo: hace llegar a la prensa una serie de anatemas contra EEUU proferidos por el reverendo Wright con un estilo equiparabls al de Hugo Chávez. Wright fue el guía espiritual de Obama durante veinte años, el mismo que lo llevó al cristianismo, el mismo que lo casó con Michelle, el mismo que bautizó a sus dos hijas. "Rechazo de plano los comentarios del reverendo Wright", declaró Obama de inmediato. "En modo alguno reflejan mis sentimientos y se contradicen con el profundo amor que tengo por este país". Obama "no repudiaba" en cambio al reverendo "como religioso y viejo amigo." Pero prescinde de él cono asesor de campaña. ¿Será suficiente para neutralizar el golpe sufrido? ¿Reforzará Hillary la demuncia de McCain?

sábado, marzo 15, 2008

IMMA TUBELLA: "BAJO EL ASFALTO ESTABA LA RED"

TRIBUNA: LA CUARTA PÁGINA IMMA TUBELLA
Bajo el asfalto estaba la Red
Estamos ante un cambio cultural y de valores. La generación digital, la que ha hecho de la Red una forma de ser y de relacionarse, comparte, coopera, crea y difunde sin esperar nada a cambio
IMMA TUBELLA 14/03/2008

Facebook, Flickr, MySpace, Mininova, Twitter... Si estos términos no le son muy familiares es que abandonó la primera juventud hace tiempo. No dudo de que disponga de teléfono móvil y lo utilice con frecuencia; incluso manda SMS, tiene ordenador y es usuario de Internet. Pero no vive en la Red.
Hace años, en un ambicioso programa de investigación que codirigí con Manuel Castells en la UOC (Universitat Oberta de Catalunya), descubrimos que los menores de 30 años veían menos la televisión desde que navegaban por la Red. Exactamente el 60,7% de internautas tenía este comportamiento. Mientras, la industria audiovisual negaba esta evidencia, o la contemplaba como una moda pasajera, y se rompía la cabeza en programar contenidos para jóvenes. Pero los jóvenes hacía tiempo que la habían abandonado. No sus contenidos, pero sí el aparato y sus parrillas de programación. Por ejemplo, la última semana de enero empezó una nueva temporada de Perdidos con una gran campaña de promoción global en Internet. Mientras en Estados Unidos se emitía el primer capítulo, jóvenes de todo el planeta esperaban a que se acabase la emisión y que alguien la colgara en la Red para poder verla. Y así fue.
A raíz de estos resultados decidimos profundizar en el tema, y junto con Carlos Tabernero lanzamos una encuesta en diferentes webs. Resulta que buscábamos la revolución en los medios o en los equipos, y, como sucede en Internet, la encontramos en los usuarios. Si queremos entender el futuro tenemos que observar a nuestros hijos en nuestras casas, porque la revolución de los medios se cuece en las habitaciones de los más jóvenes.
Según la AIMC (Asociación para la Investigación de Medios de Comunicación), el nivel más alto de difusión de Internet en España corresponde a los menores de 25 años y alcanza cuotas superiores al 80%. A pesar de que sus usuarios son mayoritariamente hombres jóvenes, educados, de clase media y alta, que estudian o trabajan y que viven en zonas urbanas, en realidad encontramos niveles muy igualados de uso en todos los grupos socioeconómicos y culturales. El discurso sobre la divisoria digital que tanto nos gustaba hace diez años era falso, o al menos habría que matizarlo. Hay una disminución de las desigualdades de acceso a la tecnología de los distintos grupos socio-demográficos en nuestro contexto y a nivel internacional. Internet ha llegado, como lo hizo la televisión o el móvil, a casi todas las zonas del planeta. No nos engañemos, la única divisoria real es la edad.
En nuestro entorno, la población menor de 15 años ha nacido y crecido en un ambiente de fuerte presencia tecnológica. Según datos del INE, más del 85% de jóvenes entre 10 y 15 años utiliza regularmente un ordenador y se conecta a Internet con regularidad, y el 62% tiene teléfono móvil. En España, las familias con niños de 10 a 15 años son las más tecnológicas y su presencia produce un incremento de uso de las TIC (Tecnologías de la Información y la Comunicación). Su influencia en la compra de equipamiento es vital. Nuestras familias más tecnológicas son las que tienen cuatro miembros y las menos, las de dos miembros.
La televisión crece en tamaño y vuelve al salón, mientras que el resto de aparatos los llevamos encima y los más jóvenes los sitúan en su habitación, incluido el móvil.
¿Recuerdan a McLuhan cuando definía los medios como nuestras extensiones tecnológicas? Pocos le entendieron. El uso cotidiano de las TIC nos dibuja una práctica más independiente, personalizada y activa, opuesta al uso más familiar, colectivo y pasivo de la televisión.El consumo audiovisual pasa del comedor a cualquier otro espacio del hogar, y a cualquier hora, aunque por una cuestión de gestión del tiempo, todo lo que no sea dormir, trabajar o estudiar, comer o desplazarse se sitúa en lo que la industria audiovisual todavía considera su prime time. Sí, yo sé que la TDT se define como interactiva, pero aunque fuera así, ¿quién a los 15 años se pondrá a chatear en el salón delante de sus padres?
Nuestros jóvenes ven contenidos audiovisuales, pero no precisamente en el televisor, y no solamente consumen sino que comparten, modifican, subtitulan y crean. En Cataluña, nuestros datos nos dicen que, entre los 16 y los 24 años, el 90% navega, el 76% chatea, el 75% descarga archivos de todo tipo y el 33% cuelga contenidos. En España, los datos del INE son parecidos: el 78,1% manda mails, el 50,9% chatea y el 35,4% cuelga contenidos. En Estados Unidos, según datos del PEW/Internet, el 64% entre los 12 y los 17 años cuelga contenidos en la Red.
¿Qué significa todo esto más allá de unos datos y unos porcentajes? Un cambio de comportamiento tan importante que, o bien los medios lo entienden o pierden a los jóvenes para siempre.
Y no se engañen, cuando cumplan 30 años no volverán al sofá. Yo tengo bastantes más, y miro series en mi cómodo portátil y a menudo las descargo en mi iPod. En Japón el ancho de banda ya permite bajarse una hora de vídeo en 16 segundos. Los estudios sobre gestión del tiempo que hemos hecho reflejan que lo que ha dejado de hacer la gente para navegar es dormir y no hacer nada. Ve menos televisión y va menos al cine. Escucha más música y lee más prensa. Y lo más interesante, consume muchos medios al mismo tiempo. El multitasking o la multitárea se resume en estar atento a cinco pantallas a la vez.
La metáfora de cómo los jóvenes contemplan los viejos contenidos y los reciclan en Internet la podemos ver en tv3minuts.cat, iniciado y producido por jóvenes de entre 20 y 28 años. Es lo más parecido a lo que Vinton Cerf llama el momento i-Pod de la industria de la televisión, comparable al momento en que el MP3 transformó la industria de la música. Según él, y deberíamos escucharlo porque ya está sucediendo, los únicos directos de la televisión que tienen sentido son los informativos, los deportes y las emergencias.
Estoy convencida y, créanme, los estudios que estamos haciendo en la UOC nos lo confirman, que estamos delante de un cambio cultural y un cambio de valores. Cada vez que analizo datos y comportamientos recuerdo mis lecturas de los padres del anarquismo. ¿Recuerdan las teorías del Apoyo Mutuo de Kropotkin? La generación digital no es aquella generación de los ochenta, los yuppies, que despreciaba todo lo que no fuera rentable. La generación digital, la que ha hecho de la Red una forma de ser y de relacionarse integrada en su vida cotidiana, comparte, coopera, crea y difunde sin esperar nada a cambio, simplemente socializar, ser útil, hacer algo para compartir con los otros. El espíritu de Internet es éste. Son los usuarios los que desinteresadamente lo van modificando, mejorando y haciéndolo avanzar.
Leía hace poco un informe del Pew/Internet que decía que los jóvenes de 22 años que hoy entran en el mundo del trabajo han dedicado 5.000 horas de su vida a jugar en la Playstation, han intercambiado 250 000 e-mails, sms o mensajes instantáneos, han usado el móvil durante 10.000 horas y han pasado otras 35.000 horas navegando por la Red.
Ya se han hecho estudios para ver cómo estas prácticas han influido en el mundo laboral, y se ha demostrado que su aproximación a problemas es muy distinta a la nuestra, y que los videojuegos son programas complejos que requieren nuevas aproximaciones cognitivas. Conceptos como autoridad, éxito o fracaso, trabajo en equipo, lealtad, negociación o cooperación están integrados en su manera de actuar.
A nosotros -una generación que ha crecido con la tele, el Vamos a la cama o Un, dos, tres... responda otra vez-, nos cuesta entenderlos, de la misma manera que nuestros padres no nos entendían cuando buscábamos playas debajo del asfalto y tratábamos de ser realistas soñando lo imposible. Quizá lo que deberíamos hacer, es darles paso. Tal vez el mundo iría de otra manera.

© Diario EL PAÍS S.L. - Miguel Yuste 40 - 28037 Madrid [España] - Tel. 91 337 8200
© Prisacom S.A. - Ribera del Sena, S/N - Edificio APOT - Madrid [España] - Tel. 91 353 7900

viernes, marzo 14, 2008

AUTORRETRATOS: CUNÍ, RAHOLA

CC OO tilda de telepredicadores a Cuní y Rahola en TV-3
FERMÍN ROBLES - Barcelona - 13/03/2008
El sindicato Comisiones Obreras (CCOO) y sus representantes en TV-3 denunciaron ayer a través de un comunicado el estilo de "telepredicador moralista" que, a su juicio, emplearon el martes Josep Cuní y Pilar Rahola al entrevistar en Els matins a dos estudiantes, miembros del comité de la UAB, sobre las protestas recientes en el rectorado de la universidad.
En el texto, el sindicato dice que la entrevista se realizó "desde el apriorismo de considerar irresponsables a las entrevistadas" y que sus opiniones fueron objeto de descalificaciones, por lo que considera inaceptable "que apenas se les diera posibilidad de réplica". Sobre esta supuesta falta de equilibrio, Cuní aseguró ayer, en cambio, que las jóvenes le agradecieron haber podido participar en el programa y que hoy volverán porque quedaron algunos temas pendientes.
"Parecéis el PCE"
La entrevista giraba en torno a las protestas universitarias en el rectorado de la UAB. Durante ella, Cuní pidió a una de las estudiantes que no recurriera al lenguaje de un "líder sindical", sino que utilizara términos comprensibles para la audiencia al explicar su oposición al plan de Bolonia, que, según las estudiantes, implica la privatización de la Universidad. Tras la exposición de la joven, intervino de nuevo Cuní: "La Universidad no es un lugar para ir a pasar unos años, sino que debe ser para que vayan aquellos que están intelectualmente a la altura. Y éstos no deben tener ningún problema económico para acceder. Vosotras queréis una Universidad pública libre y gratuita para que todo el mundo vaya a la Universidad. Y el que no está preparado, ¿qué?". Y apostilló: "Los jóvenes actuales han sido educados sin la conciencia del esfuerzo".
Según el sindicato, estas observaciones eran advertencias "paternalistas" realizadas desde "una supuesta autoridad moral". CC OO considera que las estudiantes fueron ridiculizadas con expresiones como las que empleó Rahola: "Parecéis el PCE, pero en la versión antigua". Más adelante señaló: "No has respondido por qué la Universidad se privatiza con el plan de Bolonia porque has aprendido las malas artes del sindicalismo y respondes a lo que quieres. A mí me ofende que tú no hables catalán y lleves años aquí". "Eso retíralo", medió entonces Cuní, quien aseguró tras la emisión que respeta "todas las críticas". "Yo hago un trabajo público, transparente, en directo. Cualquiera puede verlo y opinar", añadió.
© Diario EL PAÍS S.L. - Miguel Yuste 40 - 28037 Madrid [España] - Tel. 91 337 8200
© Prisacom S.A. - Ribera del Sena, S/N - Edificio APOT - Madrid [España] - Tel. 91 353 7900

miércoles, marzo 12, 2008

LA DÉFAITE CONFRONTE LA DROITE ESPAGNOLE À SON HÉRITAGE AZNARIEN

'
La défaite confronte la droite espagnole à son héritage aznarien
LE MONDE 12.03.08 14h04 • Mis à jour le 12.03.08 14h04
MADRID ENVOYÉE SPÉCIALE

Depuis que Mariano Rajoy a lancé un " adios !" appuyé, dimanche 9 mars à ses militants, en ce soir de défaite aux législatives pour la droite, la question était posée : le leader du Parti populaire (PP) resterait-il en place ? La réponse est arrivée, mardi. "Je vais me présenter pour être candidat à la présidence du gouvernement en 2012, au prochain congrès" du PP, avancé d'octobre à juin, a déclaré M. Rajoy, à l'issue d'un comité exécutif de son parti.
Dimanche, la défaite était "douce", la droite engrangeait 400 000 votes et cinq sièges de plus qu'en 2004, mais c'était le deuxième échec sous la houlette de M. Rajoy. Qu'importe, dira-t-il, avant lui le socialiste Felipe Gonzalez et le conservateur José Maria Aznar avaient connu deux échecs avant de parvenir au pouvoir. M. Rajoy a coupé court aux spéculations rentrées d'un parti à la discipline de fer, qui cultive le sens de la "fidélité" au chef. Ce tranquille galicien de 52 ans reste aux commandes. Pour préparer une "succession ordonnée" ?
Il a fallu la brutalité d'un des hommes les plus influents de la droite, le directeur du quotidien El Mundo, Pedro "J" Ramirez, pour dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Il a qualifié dès mardi de "grave erreur" la décision de M. Rajoy, estimant qu'il faut un nouveau leader "avec des idées rénovées". Et d'indiquer la route : la rénovation passe par un constat : "L'ère Aznar est finie."
Analyse partagée par Magis Iglesias, exégète du PP. La solution c'est d'en finir avec "l'intégrisme Aznarien". "Aznar a eu le mérite, dit-elle, de faire sortir la droite des catacombes sulfureuses du franquisme, d'en faire une vraie droite démocratique. En 1996, il a gagné en allant vers le centre." "Malheureusement, ajoute-t-elle, à partir de 2000, il s'est rapproché des néo-cons américains et a lancé le pays dans la guerre en Irak malgré l'opinion. Puis, la rancoeur l'a emporté. Il n'a jamais accepté la punition des urnes en 2004 après l'attentat d'Al-Qaida à Madrid." Et de conclure : "Rajoy, plus ouvert, aurait pu faire digérer cette défaite, faire repartir le parti sur des bases solides. Aznar l'en a empêché, lui imposant, comme un dictateur, ligne et assistants."

CLAN DES "CRAVATES NOIRES"
Le PP avec sa stratégie de la crispation arc-boutée sur l'unité de l'Espagne face aux revendications régionales, son conservatisme exacerbé, son flirt soumis avec une église toute puissante, a fait le plein à droite. L'avenir est-il au centre ? Pour cela, il faudrait disent certains au PP, juguler l'influence du clan des "cravates noires", ces proches du secrétaire général du parti et ex-ministre de l'intérieur, Angel Acebes, qui ont exploité les rancoeurs après l'attentat de 2004, propageant l'idée que la victoire socialiste n'était qu'un "accident".
Le problème, c'est que les centristes modérés du PP sont partis, comme le catalan Josep Piqué, ou ont été écartés comme le maire de Madrid, Alberto Ruiz-Gallardon, empêché par M. Rajoy de se présenter aux législatives. Quant au Galicien Nunez Feijoo, il a fait un mauvais score. Alors qui pourrait jouer les "challengers" au congrès ? L'énigmatique président de la région de Valence Francisco Camps, pourrait être une troisième voie. Catholique mais pas intégriste, prudent, modéré. C'est l'atout secret du PP.
Sa valeur la plus sûre reste la fille spirituelle de M. Aznar, Esperanza Aguirre, présidente de la puissante communauté de Madrid. Ex-ministre, ex-présidente du Sénat, elle n'a pas trempé dans la manipulation de l'attentat de 2004. Populaire, libérale, cette tacticienne a su gagner des clientèles hors de la droite orthodoxe qu'elle représente. A l'évidence, elle piaffe. Ses amis - dont le directeur de El Mundo - ont commencé la campagne à sa place.

Marie-Claude Decamps

Article paru dans l'édition du 13.03.08

martes, marzo 11, 2008

EMBESTIDA DE GERALDINE FERRARO CONTRA OBAMA

Obama adviser calls for Ferraro's sacking
Daniel Nasaw in Washington
guardian.co.uk,
Tuesday March 11 2008

This article was first published on guardian.co.uk on Tuesday March 11 2008. It was last updated at 19:59 on March 11 2008.

Former US vice-presidential candidate Geraldine Ferraro. Photograph: Tim Roske/AP
Former vice-presidential candidate and Hillary Clinton fundraiser Geraldine Ferraro sparked the latest storm in the Democratic presidential race today when she raised questions about Barack Obama's race, saying he has only been successful because he is a black man.
Obama's senior strategist David Axelrod called on the Clinton organisation to sack Ferraro from her position, saying Clinton should better "police the tone of this campaign".
"Leadership in campaigns comes from the very top," he said. "The signals that have been sent from the Clinton campaign have been really unfortunate."
Ferraro, who ran for vice-president on Walter Mondale's ill-fated 1984 ticket, told a California newspaper, "If Obama was a white man, he would not be in this position". She continued, "And if he was a woman ... he would not be in this position. He happens to be very lucky to be who he is. And the country is caught up in the concept". Ferraro implied that a woman of any racial background would face similar problems as Clinton has.
The Obama camp immediately jumped on the comments, demanding the Clinton campaign repudiate the remarks. According to CNN Obama's foreign policy adviser, Susan Rice, said: "I think if Senator Clinton is serious about putting an end to statements that have racial implications … then she ought to repudiate this comment."
The furore erupted as voters in Mississippi lined up at the polls to cast primary votes Tuesday. Mississippi, which will award 33 delegates based on Tuesday's vote, is predicted to go Obama's way. The Illinois senator has won a number of southern states, notably excepting Clinton's former home, Arkansas, where her husband Bill was governor.
The latest row in the increasingly heated and contest comes after Obama's foreign policy adviser, Samantha Power, was forced to resign after calling Clinton a "monster" in an interview with The Scotsman.
Obama's race has crept into the national dialogue despite the Illinois senator's efforts to portray himself as post-racial. As the two camps battled earlier this year, former president Bill Clinton compared Obama to Jesse Jackson, a Chicago minister, civil rights leader and former presidential candidate. The move was deemed an effort to belittle Obama as a "black" candidate who wouldn't appeal to white voters.
More recently, Pennsylvania governor Ed Rendell, an outspoken Clintonbacker, said conservative in his state, who go to the polls April 22,weren't ready to elect a black candidate.
Joseph DiSarro, a political scientist at Washington & Jefferson College in Washington, Pennsylvania, predicted Rendell's comments would backfire by angering white voters who are not prejudiced.
"That's going to cost Hillary votes," DiSarro said. "There are going to be a lot of white voters who will be offended by that."
Obama's ethnic background - his father was Kenyan, and his middle name is Hussein - has become fodder for his opponents, mostly on the right. Initially, slurs accusing Obama of being a secret Muslim or a Manchurian candidate of sorts were found largely to the Internet.
But this week Iowa congressman Steve King, a Republican, said if Obama wins the White House, "the radical Islamists, the al-Qaida and the radical Islamist and their supporters will be dancing in the streets in greater numbers than they did on September 11th, because they will declare victory in this war on terror".
Although black voters have turned out en masse to vote for Obama and played a large roll in his southern victories, Obama's skin colour has not hindered him in mostly white states. On Saturday, for instance, he won Wyoming, which is 95% white, by 23 points.

LA GUERRA SUCIA DE LOS CLINTON

Hillary llevó su acostumbrada arrogancia a extremos que la ponen en ridículo al proponerle a Obama la vicepresidencia de una supueta fórmula encabezada, claro, por ella misma. "No soy candidato a la vicepresidencia", le respondió Obama.

Hillary incluyó en un clip a una joven de 17 años como si fuera partidaria suya, pero la joven aclaro de inmediao, en la NBC, que es ferviente partidaria de Obama.

El marido de Hillary reaparece raudo en muchas tribunas a lo largo de estos últimos días a pesar de la críticas de notables del Partido Democrátaa a anteriores intervenciones suyas.

¿Cómo responderá Obama al ex presidente? ¿Llegarà a recordarle sus mentiras para encubrir a Monica Levinski, sus graves reeponsabilidades por las acciones bélicas ilegales que desató contra Serbia con los atroces "efectos colaterales", su penoso abandono del cargo encubriendo responsabilidades propias y de familiares suyos y de su mujer?

DROITE SUR LA DÉFENSIVE

Edito du Monde
Droite sur la défensive
LE MONDE 10.03.08 13h14 • Mis à jour le 10.03.08 13h14

Il y a dix mois, Nicolas Sarkozy, nouvellement élu président de la République, pratiquait l'ouverture en faisant entrer au gouvernement des responsables politiques engagés à gauche. Il entendait pousser l'avantage que représentait, pour lui, la troisième défaite consécutive du Parti socialiste à l'élection présidentielle. Cette stratégie visait à assurer à la droite une large majorité aux élections législatives de juin et devait se prolonger aux municipales et aux cantonales.
OAS_AD('Middle1');
La réalité contredit cette dernière attente. Les critiques se sont accumulées contre le pouvoir. Non seulement la majorité ne sort pas renforcée du premier tour de ces scrutins, dimanche 9 mars, non seulement la gauche n'est pas enfoncée, mais le Parti socialiste fait la démonstration d'une capacité d'attraction intacte, et ses alliés communistes et Verts bénéficient eux aussi, à leur niveau, d'un regain de sympathie. On est loin de la droite conquérante et de la gauche démoralisée du printemps et de l'été 2007.
Il est vrai que le niveau de participation, comparable à celui des précédentes élections de même catégorie, témoigne d'une mobilisation sensiblement égale dans les deux camps. La déception d'une partie de l'électorat de la majorité ne l'a pas conduit à bouder massivement les urnes au moment où les sympathisants de l'opposition étaient incités, au contraire, à s'y rendre en nombre. En outre, l'affaiblissement du Front national est tel qu'il n'a pas représenté un exutoire aussi attirant que par le passé pour les électeurs protestataires de droite.
La majorité n'est donc pas à terre, mais elle encaisse les coups. Elle a déjà perdu Rouen. Elle doit livrer des batailles intenses pour conserver, au second tour, les mairies de tout premier plan que sont Marseille, Toulouse et Strasbourg, celle-ci paraissant la plus menacée. Elle est aussi en difficulté à Amiens, Caen et Périgueux. Vaincue ou risquant de l'être dans ses bastions, la droite est bien loin des succès dont elle avait caressé l'ambition : reprendre Lyon ou conquérir Tourcoing, qui lui aurait donné le contrôle de la Communauté urbaine de Lille.
La seule vraie satisfaction de la majorité est la réélection d'Alain Juppé, dès le premier tour, à Bordeaux. Il n'est pas sûr que M. Sarkozy puise une joie sans mélange dans cette victoire d'un ancien rival qui, dans sa campagne municipale, s'est gardé de toute référence à la politique du président de la République.
A trop présenter les votes de dimanche comme "équilibrés", de portée locale et sans signification nationale, François Fillon, dans son discours officiel, et l'Elysée, dans des commentaires officieux, risquent d'inciter les électeurs mécontents à s'exprimer plus fortement le 16 mars. La sanction, aujourd'hui niée ou minimisée par la droite, pourrait alors s'alourdir.
Article paru dans l'édition du 11.03.08

lunes, marzo 10, 2008

"SÍ, PODEMOS" - ¿QUÉ?

La niña de Rajoy fue lanzada después de la niña de Obama para reforzar (como el golpe de judo y el abrazo a la guitarra) el “calor humano” del candidato. Pero el gallego carece de La inspiración y los destellos histriónicos del mulato norteamericano y allí quedó, la pobre niña, privada de significados, abrumada por los chistes de quienes no votamos PP.. Si Obama gana a Hillary o si, aún perdiendo, conquista un rango estelar en la industria del espectáculo, no me extrañaría ver otras niñas aquí y allá en nuevas campañas electorales.
El novísimo Partito Democratico de Walter Veltroni anuncia “Adesso una Italia nuova. Si può fare” inspirado en el “Yes we can” que, lanzado por Obama en su discurso de New Hampshire el 8 de enero tras perder las primarias de ese estado, resuena una y otrra vez como un soul sin fronteras en YouTube.. Habrá que ver qué puede el romano Veltroni con los otros líderes y, sobre todo, con el milanés Berlusconi, mucho más entrenado que él en la representación ante entusiastas multitudes y que acumula las formidables ventajas de ser él mismo a la vez estrella, magnate, productor y exhibidor con toda la potencia de su imperio mediático. Y si el Parttito Democratico sobrevive a su estreno electoral ¿cuánto tardarán otros profesionales de la política italiana en formar, soñando con un bipartidismo imposible, su “Partido Republicano”?
El viejo, formidable Partido Demócrata nos regala este año un doble estreno: una mujer y un mulato compitiendo por la candidatura a la presidencia. La negra Shirley Unisholm, que aspiró a la presidencia en 1972, dijo reiteradamente que los prejuicios contra ella eran más por su sexo que por su raza. Una encuesta Gallup del año pasado reveka a su vez que el 94% de los encuestados no tendría problemas en votar a un negro, y el 88% en votar a una mujer. El republicano Bush anticipó la triunfante combinación de ambos atributos em Condy Rice asignándole el Departamento de Estado en el que permanece coontra viento y marea.
Mujer ya senadora, Hillary Clinton corre ahora con la inmensa ventaja de haber sido, antes que candidata, la esposa del penúltimo presidente, Y ella la está aprovechando de muchas, contundentes maneras. La más directa lo exhibe a él protagonista en ocasiones, coprortagonista con ella en otras, con su hija para completar el triángulo. Este ha sido un apoyo tan explícito, tan ostentoso, que Obama no pudo menos que preguntarse un día si en realidad estaba enfrentándose no a uno sino a dos adversarios. Unos cuantos dirigentes demócratas reclamaron el repliegue del ex presidente pero tras una pausa Bill Clinton vuelve a las andadas. Con todavía más frecuencia, Hillary invoca una “experriencia” de gobierno vivida al máximo nivel, sugiriendo o afirmando la “falta de experiencia” de su rival. Y cada vez más, opta por los golpes bajos:: desde la burla por las alocuciones utópicas de Obama hasta la puesta en duda de sus capacidades para el alto cargo al que aspira y la acusación directa de que desconoce por completo la política exterior. A cara descubierta o mediante sus colaboradores inmediatos, Hillary ya ha llegado a extremos que de hecho la descalifican a ella misma: subrayar su apellido “Hussein” de su rival, destacar la similitud de “Obama” con “Osana” (Bin Laden), añadir al “No” con que respondió a la pregunta de si Obama es musulmán un “as far as I know” que sugiere la posibilidad de que efectivamente lo sea;. manipular una foto de Obama al lado de ella para hacerlo parecer más oscuro de lo que es.
Después de la última serie de derrotas experimentadas ante Hillary, Obama supo monntar un contraataque convincente planateando pedidos muy concretos. Que Hillary Clinton haga pública 1. su declaración de hacienda (puesto que aportó cinco millones de dólares a su propia campaña). 2. la lista de donantes a la fundación que preside su marido. 3. su agenda cuando era la primera dama (la Biblioteca de Clinton, donde se encuentra, se ha negado a proporcionarla hasta ahora). 4. cuál es exactamente la política exterior a la que se refiere: dice que ha visitado 80 países pero no está claro qué acuerdos o tratados ha negociado o qué crisis ha tenido que gestionar.
A esta altura, el enfrentamiento entre Osama y Hillary, al mismo tiempo que sin quererlo potencia la candidatura del republicano McCain, parece imposibilitar un reparto entre ellos dos de las candidaturas a la Presidencia y la Vicepresidencia por el Partido Demócrata..

sábado, marzo 08, 2008

"OBAMA IN SENATE: STAR POWER, MINOR ROLE"



March 9, 2008
Obama in Senate: Star Power, Minor Role
By KATE ZERNIKE and JEFF ZELENY

Senator Barack Obama stood before Washington’s elite at the spring dinner of the storied Gridiron Club. In self-parody, he ticked off his accomplishments, little more than a year after arriving in town.
“I’ve been very blessed,” Mr. Obama told the crowd assembled in March 2006. “Keynote speaker at the Democratic convention. The cover of Newsweek. My book made the best-seller list. I just won a Grammy for reading it on tape.
“Really, what else is there to do?” he said, his smile now broad. “Well, I guess I could pass a law or something.”
They were the two competing elements in Barack Obama’s time in the Senate: his megawatt celebrity and the realities of the job he was elected to do. He went to the Senate intent on learning the ways of the institution, telling reporters he would be “looking for the washroom and trying to figure out how the phones work.” But frustrated by his lack of influence and what he called the “glacial pace,” he soon opted to exploit his star power. He was running for president even as he was still getting lost in the Capitol’s corridors.
Outside Washington, Mr. Obama was a multimedia sensation — people offered free tickets to his book readings for $125 on eBay and contributed thousands of dollars each to his political action committee to watch him on stage questioning policy experts.
But inside the Senate, the junior senator from Illinois was 99th in seniority and in the minority party his first two years. In committee hearings, he had to wait his turn until every other senator had asked questions. He once telephoned reporters himself to draw attention to his amendments. And some senior colleagues were cool to the newcomer, whom they considered naïve.
Determined to be viewed as substantive, Mr. Obama kept his head down, declining Sunday talk show invitations for his first year, and consulted Senate elders for advice. He was cautious — even on the Iraq war, which he had opposed as a Senate candidate, he voted against the withdrawal of troops. He proposed a drawdown only after he was running for president and polls showed voters favoring it.
And while he rightly takes credit for steering through an ethics overhaul that reformers called a “gold standard,” like most freshmen he did not play a significant role in passing much other legislation and disappointed some Democrats for not becoming a more prominent voice in other important debates.
Yet Mr. Obama was planning for the future. He spent much of his time raising money for other Democrats, which helped him build chits and lists of potential voters. He tended to his image, even upbraiding a reporter for writing that he had smoked a cigarette (a habit he later said he gave up for his presidential bid).
Early on in his tenure in Washington, he concluded that it would be hard to have much of an impact inside the Senate, where partisan conflict increasingly provoked filibuster threats, nomination fights and near gridlock even on routine spending bills. “I think it’s very possible to have a Senate career here that is not particularly useful,” he said in an interview, reflecting on his first year. And it would be better for his political prospects not to become a Senate insider, which could saddle him with the kind of voting record that has tripped up so many senators who would be president.
“It’s sort of logic turned on its head, but it really is true,” said Tom Daschle of South Dakota, the former senator and Democratic leader who has been a close adviser to Mr. Obama.
“Two things develop the more time you spend here. One is a mind-set that we did it this way before, we should do it this way again, and I think that’s a real burden,” Mr. Daschle said. “More importantly — and Hillary and McCain are the perfect examples of this — the longer you are here, you take on enemies. And these enemies don’t forget.”
Rising to Stardom
If freshman senators arrive as celebrities, it is usually because they are “dragon slayers,” having ousted big-name incumbents. Mr. Obama was not one of those; two serious opponents in Illinois self-destructed, smoothing his path to election in November 2004.
He had been anointed his party’s rising star after delivering a soaring speech at the Democratic National Convention the previous July. His fresh face that fall cheered Democrats demoralized by their failure to win the White House and the defeat of Mr. Daschle, the party’s Senate leader.
But Mr. Obama knew the Senate scorns a showboat. He had waited to crack open “Master of the Senate,” Robert A. Caro’s book about the legendary legislative career of Lyndon B. Johnson, until after he was elected, wary that he would be photographed — and seen as presumptuous — reading it during his campaign. After he was on the cover of Newsweek the same week President Bush appeared as Time’s Man of the Year, his fellow Democratic senators gently ribbed him at their first weekly luncheon of the new Congress.
He met with nearly one-third of the Senate, from both sides of the aisle, including his future rival, Hillary Rodham Clinton of New York, to learn about the institution and solicit advice on how to succeed. That shaped a strategy: work hard, tend to your constituents, and, above all, get along with others. He spent many weekends traveling across Illinois for town-hall-style meetings.
Mr. Obama’s advisers referred to it as “the Hillary model,” patterned after Mrs. Clinton’s approach when she joined the Senate in 2001. But while Mr. Obama expressed admiration for her at the time, he dissuaded reporters from making too close a comparison.
“I wasn’t the first lady, and I didn’t have some of the political baggage of eight years of hand-to-hand combat between the White House and the Republican Congress,” he said soon after he first arrived. “In that sense, she had a harder task.”
Knowing he needed insider help, Mr. Obama cajoled Mr. Daschle’s former chief of staff, Pete Rouse, to lead his office. Mr. Rouse advised the freshman senator about managing relationships on the Hill and helped engineer hefty assignments, including a seat on the Committee on Foreign Relations. He sought out senior colleagues, traveling to Russia with Senator Richard G. Lugar, Republican of Indiana and an advocate of nuclear disarmament, and getting tutorials during late-night Senate debates from Senator Edward M. Kennedy of Massachusetts, considered the Democrats’ master legislator.
Some colleagues found Mr. Obama remarkably well prepared, even more so than longtime staff members, in discussions. And his role as the good student earned him the affection of some fellow lawmakers.
“I don’t think you can be around him and not come to the conclusion that this is a person of rare quality,” said Senator Kent Conrad, Democrat of North Dakota.
Mr. Obama had visited Washington only a handful of times before taking office, and he was fresh enough to its ways that he bubbled over about his first trip on Air Force One in June 2005. He fretted about getting lost on his first trip to the White House, for a reception the day he was sworn in, and later marveled that there were flat-screen televisions in the Lincoln Bedroom.
But he remained ambivalent about the city and its institutions. Unlike many senators with young children, he did not move his family to the capital. He rarely spent more than three nights in Washington — aides would reserve tickets on several flights to make sure he got home to Chicago after the week’s final Senate vote.
Mr. Obama found the Hill a difficult place to fit in, and it was not always clear that he wanted to. He was 43 when he arrived, younger than most of his colleagues — whose average age was 60 — and even many senior staff members. Unlike senators who come up through the House, he did not have an existing network of friends, and while some members of Congress bunk with others, he lived by himself in one of the nondescript new boxes along Massachusetts Avenue. On the nights he was in town, he typically went alone to a Chinatown athletic club — not the Senate gym — or attended events on the Hill.
And for all his efforts to play down his celebrity, Mr. Obama was exceptional, and it was hard for him or anyone to ignore the aura and sense of history around him. He was only the third black senator elected since Reconstruction. His memoir was on The New York Times’s best-seller list for 54 weeks. And Washington society was eager to embrace him — a Capitol Hill newspaper ranked him as No. 2 on its list of most beautiful people.
Etching a Path
Mr. Obama was also pulling in big money. He created a political action committee, the Hopefund, to increase his visibility and help other Democrats, and it raised $1.8 million the first year.
In the Senate, meanwhile, he was discovering the realities of being a senator — that not every bill is perfect (or perfectly unacceptable) and that most votes required balancing the good and bad. Mr. Obama wanted to vote to confirm John G. Roberts Jr. for the Supreme Court, for example — he thought the president deserved latitude when it came to appointments — but Mr. Rouse advised against it, pointing out that Mr. Obama would be reminded of the vote every time the court made a conservative ruling that he found objectionable.
Mr. Obama took few bold stands and diverted little from the liberal orthodoxy he had embraced in the Illinois Senate. His voting record in his first year in Washington, according to the annual rankings by National Journal, was more liberal than 82.5 percent of the Senate (compared with, for example, Mrs. Clinton’s 79.8 percent that year).
He worked with Senator Tom Coburn, Republican of Oklahoma and one of the most conservative in the chamber, to establish a public database to examine government spending after Hurricane Katrina.
But for the most part, he stuck to party lines; there were few examples of the kind of bipartisan work he advocates in his current campaign.
He disappointed some Democrats by not taking a more prominent role opposing the war — he voted against a troop withdrawal proposal by Senators John Kerry and Russ Feingold in June 2006, arguing that a firm date for withdrawal would hamstring diplomats and military commanders in the field.
His most important accomplishment was his push for ethics reform. Party leaders named him their point person in 2006, and when the Democrats assumed the majority in Congress in January 2007, Mr. Obama and Mr. Feingold, a longtime Democratic proponent of ethics reform, proposed curtailing meals and gifts from lobbyists, restricting the use of corporate planes, and requiring lobbyists who bundle donations to disclose individual donors.
Colleagues fought back hard.
Mr. Obama’s determination not to back down, Mr. Feingold said, “struck me as an example of someone showing real guts.”
Of course, he added, “He was not any freshman. He was Barack Obama.”
To others, though, the mismatch between Mr. Obama’s outside profile and his inside accomplishments wore thin. While some senators spent hours in closed-door meetings over immigration reform in early 2007, he dropped in only occasionally, prompting complaints that he was something of a dilettante.
He joined a bipartisan group, which included Senator John McCain of Arizona, the presumptive Republican presidential nominee, and Mr. Kennedy, that agreed to stick to a final compromise bill even though it was sure to face challenges from interest groups on both sides.
Yet when the measure reached the floor, Mr. Obama distanced himself from the compromise, advocating changes sought by labor groups. The bill collapsed.
To some in the bipartisan coalition, Mr. Obama’s move showed an unwillingness to take a tough stand.
“He folded like a cheap suit,” said Senator Lindsey Graham, Republican of South Carolina and a close ally of Mr. McCain. “What it showed me is you are not an agent of change. Because to really change things in this place you have to get beat up now and then.”
Laying the Groundwork
Early on in his tenure in Washington, Mr. Obama began meeting every few months over late-night pizza with a handful of classmates from Harvard Law School and a couple of senior advisers to discuss his future. Being a 2008 presidential candidate, participants said, never came up. The only race mentioned was for Illinois governor in 2010 — the year Mr. Obama’s Senate term ended — but the group decided to put off considering the idea until at least his fourth year in the Senate.
Mr. Obama chose Hurricane Katrina in September 2005 to step into a more prominent role, speaking to his party’s caucus about the importance of using the disaster to focus the party’s efforts toward ending poverty.
The next February, he appeared on several Sunday shows in a row. “People are getting tired of me already,” he said in an interview.
In fact, outside Washington, people were clamoring for more. He was received like a returning hero in Africa in August 2006. On a book tour two months later, crowds mobbed him, and people urged him to run for president.
During the midterm elections that year, Mr. Obama was his party’s most sought-after campaigner — he helped raised nearly $1 million online in a matter of days that spring for Senator Robert C. Byrd of West Virginia, the institution’s senior member. His appearances on the trail helped lay the groundwork for a possible presidential campaign. He earned the good will of some Democrats who have now endorsed him. And most campaign events required tickets, so his staff members collected names and addresses of potential supporters.
Finally, Mr. Obama did what he had done when he first arrived in the Senate, quietly consulting those who knew the institution well — Mr. Kennedy, Mr. Daschle — for advice on whether to run.
They told him that these chances come along rarely. His celebrity was undeniable. And yes, he was green, but that also meant he did not have the burden of a long record.
“For somebody to come in with none of that history is a real advantage,” Mr. Daschle said. “I told him that he has a window to do this. He should never count on that window staying open.”
Carl Hulse contributed reporting.
Home
World
U.S.
N.Y. / Region
Business
Technology
Science
Health
Sports
Opinion
Arts
Style
Travel
Jobs
Real Estate
Automobiles
Back to Top Copyright 2008 The New York Times Company
Privacy Policy
Search
Corrections
RSS
First Look
Help
Contact Us
Work for Us
Site Map

viernes, marzo 07, 2008

TNYT: "TAKE A DEEP BREATH"

March 6, 2008
Editorial
Take a Deep Breath

South America has had more than its share of border conflicts. Still, it is hard to believe that in the 21st century the democratically elected governments of Colombia, Ecuador and Venezuela would be talking about war.
Colombia’s decision to send forces into Ecuador on Saturday to kill a Colombian guerrilla commander was an infringement of Ecuador’s sovereignty — a sensitive issue anywhere, but especially in Latin America. Ecuador immediately severed diplomatic ties and said it would move troops to its northern border with Colombia.
Venezuela — whose territory wasn’t violated — jumped in. President Hugo Chávez, who thrives on such crises, expelled Colombia’s ambassador, ordered forces to his border and threatened to block trade. Colombia then accused both Venezuela and Ecuador of aiding and abetting the Revolutionary Armed Forces of Colombia, the guerrilla group known as FARC.
We were reassured Wednesday that the Organization of American States has now decided to send a commission to investigate the raid and convene a meeting of foreign ministers to consider the results.
Ecuador and Colombia must settle their differences through diplomatic means. As a first step, Ecuador’s president, Rafael Correa, and Álvaro Uribe, the president of Colombia, should reject the Venezuelan leader’s meddling and manipulation. They should recognize that he is cynically, and dangerously, trying to use their dispute to revive his own flagging political fortunes.
Despite the personal mistrust between the left-leaning Mr. Correa and the right-leaning Mr. Uribe, Ecuador and Colombia have cooperated in the past. Mr. Correa says that Ecuadorean forces have already dismantled many FARC camps.
Colombia must provide reassurances that it will respect Ecuador’s border and that such forays will not be repeated. Ecuador, in turn, must satisfy Colombia that it is not assisting the brutal guerrilla group that has terrorized Colombians for decades.
Colombia’s government claims that during the raid, its troops captured a FARC computer that contained evidence that Mr. Chávez’s government had given $300 million to the guerrilla group. Colombia said files on the computer also indicated Mr. Correa’s government had been harboring FARC members.
Ecuador and Venezuela have denied the charges, but the claims are very worrisome. The two governments should be condemned by the O.A.S. if the information proves to be true. Before that can be addressed, Colombia must share the computer and its data with the O.A.S.
For now, Mr. Correa and Mr. Uribe should cool their rhetoric and begin a serious discussion about how they can jointly secure their borders against the FARC.
Mr. Chávez should just keep quiet. The more he meddles, the easier it is to believe that the charges against him are true.
Home
World
U.S.
N.Y. / Region
Business
Technology
Science
Health
Sports
Opinion
Arts
Style
Travel
Jobs
Real Estate
Automobiles
Back to Top Copyright 2008 The New York Times Company
Privacy Policy
Search
Corrections
RSS
First Look
Help
Contact Us
Work for Us
Site Map

LE MONDE: "VIVA ZAPATERO!"

Edito du Monde
Viva Zapatero !
LE MONDE 06.03.08 13h55 • Mis à jour le 06.03.08 13h55

Quand il avait été désigné, il y a quatre ans, par ses amis socialistes comme candidat de compromis à la présidence du gouvernement, les observateurs ne donnaient pas cher des chances de José Luis Rodriguez Zapatero. Un peu comme quand le conservateur José Maria Aznar prétendait, huit ans plus tôt, succéder à Felipe Gonzalez. En mars 2004, M. Zapatero et le PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol) avaient été "aidés" par Al-Qaida, responsable de l'attentat de la gare de Madrid qui avait fait près de 200 morts et 1 500 blessés. Non parce que les socialistes auraient cédé au chantage des terroristes sur la présence des troupes espagnoles en Irak - ils avaient promis depuis longtemps de les retirer -, mais parce que le gouvernement Aznar s'était enfoncé dans sa version mensongère mettant en cause l'organisation terroriste basque ETA.
Lors du scrutin législatif du dimanche 9 mars, M. Zapatero sera jugé pour la première fois sur ses propres mérites. Ils ne sont pas minces, même si toutes les réussites de la législature ne sont pas à mettre directement au crédit de la politique officielle. Le président du gouvernement a pris acte de la modernité de la société espagnole. Il a bousculé les traditions qui subsistaient dans une législation datant bien souvent du franquisme, en garantissant un statut égal pour les femmes, en les protégeant contre les violences de leurs conjoints, en officialisant le mariage homosexuel...
Il s'est ainsi mis à dos les milieux les plus conservateurs, au premier rang desquels l'Eglise espagnole, qui a ouvertement appelé à voter contre le Parti socialiste, mais aussi les nostalgiques de Franco, qui vivent très mal la réhabilitation des combattants républicains de la guerre civile. Les mêmes critiquent les pouvoirs accrus accordés aux régions autonomes, notamment à la Catalogne.
Le talon d'Achille de M. Zapatero pourrait être l'économie. Après une croissance de plusieurs années en partie fondée sur les bases fragiles d'un boom immobilier, le chômage commence à remonter. Les jeunes risquent de tourner le dos au PSOE. En 2004, leur participation massive avait assuré la victoire de M. Zapatero. Cette année, leur abstention pourrait favoriser le candidat du Parti populaire, Mariano Rajoy.
Celui-ci tente de compenser son manque de charisme en réveillant les vieilles peurs d'une droite qui semble n'avoir rien appris. Il accuse son adversaire d'avoir vendu l'Espagne aux immigrés, en régularisant massivement les clandestins, et à l'ETA, en se lançant dans une tentative de négociation qui a échoué.
L'alternance est une preuve de vitalité pour une démocratie. Mais l'instabilité est un handicap. La droite espagnole ne propose pas un programme suffisamment convaincant pour que les Espagnols sonnent l'heure de la relève.

Article paru dans l'édition du 07.03.08

"IRANIAN POWER GROWS BUT CLOUDS REMAIN"

Iranian power grows but clouds remain
In the run-up to the Iranian parliamentary elections on 14 March, the BBC News website's world affairs correspondent Paul Reynolds reviews the country's ascent as a regional power.
The visit to Iraq by President Mahmoud Ahmadinejad highlights the irony that Iran has been hugely strengthened by the removal of its old enemy Saddam Hussein at the hands of its current antagonist, the United States.
Iran is one of the winners from the US-led invasion of 2003.
Not only did the Americans get rid of Saddam Hussein, who launched an eight-year war against Iran in 1980, but the government of Iraq is now led by Iran's co-religionists, the Shias.
The two governments have their differences - the Iraqi reliance on the United States being the main one - but their friendly relations enable Iran not to worry about any threat from its once aggressive neighbour.
Elections
Iran's elections, and more particularly the presidential election next year, will determine whether the hardliners will consolidate their control for the next few years. If they do, the prospects for any settlement of the nuclear issue would be far-off.
President Ahmadinejad's visit, presumably timed with the election in mind, also says something about the confidence Iran must have that Iraq is entering a period of relative stability, five years after the invasion.
The nuclear issue
The other factor giving Iran confidence at the moment is its belief that the threat of an American military strike against its nuclear facilities has receded.
This follows the publication in December of a US National Intelligence Estimate (NIE). The NIE concluded that Iran did have a secret nuclear weapons programme but had stopped this in 2003 when it was exposed and had probably not re-started it.
"Iranians I have spoken to recently tell me they are super-confident and relaxed," said Rosemary Hollis, director of research at Chatham House in London.
"They think the nuclear issue is closed and that there is no reason to do any deal. They also think that time is on their side and that trends are moving with them.
Arab neighbours are watching Iran carefully and want the US to stay Rosemary Hollis, Royal Institute of Foreign Affairs
"I was also told that Iran would be reluctant to build a nuclear weapon as that would spur Arab countries to do the same and Iran would lose any advantage it might have. Instead it could build up the technology with which to make a bomb if it chose to do so one day.
"Ahmadinejad's visit to Iraq emphasised Iran's regional influence. He gloried in it. It is a big deal for Iran that Iraq is no longer dangerous.
"Arab neighbours are watching Iran carefully and want the US to stay. They perhaps think it is preferable to have Iran and the US as counter balances than to have the hegemony of one."
Clouds
The nuclear issue however does remain a cloud on Iran's horizon. So does the economy. The Security Council has imposed a third round of sanctions and these in due course will add to the economic problems Iran faces.
Economic difficulties, while alleviated by the high price of oil, probably present the greatest challenge for the Ahmadinejad government - and the greatest threat to it.
The sanctions also show that Russia and China, both of which have significant economic interests in Iran, remain onside over insisting that Iran suspend enrichment. So Iran cannot count on them to get sanctions stopped.
And not everyone is convinced by the NIE report, which means that the threat of some kind of action one day is not entirely ruled out. The Israelis are not convinced at all and are urging others not to ignore what Israel regards as the grave threat from Iran.
A senior British diplomat has also weighed in with sceptical comments about the intelligence estimate. He told reporters in London on 5 March that he was "surprised" at the report and said: "I haven't seen any intelligence that gives me even medium confidence that these programmes haven't resumed."
So Iran's position in the region, while currently strong, also has its weaknesses.
Paul.Reynolds-INTERNET@bbc.co.uk
Story from BBC NEWS:

jueves, marzo 06, 2008

"BARACK OBAMA N'A PAS SU ATTIRER LES VOTES OUVRIER ET LATINO"

Chat
Etats-Unis : "Barack Obama n'a pas su attirer les votes ouvrier et latino"

LEMONDE.FR 29.02.08 18h55 • Mis à jour le 05.03.08 18h25 L'intégralité du débat avec Arthur Goldhammer, chercheur au Center for European Studies à l'université de Harvard, et auteur du blog French politics., mercredi 5 mars, à 16 h .

Xavier : Quelle est, selon vous, la raison principale du retournement de situation actuel en faveur d'Hillary Clinton ? Ses attaques répétées contre la campagne de son concurrent ont-elles joué un rôle ?
Arthur Goldhammer : Je crois qu'il y a beaucoup de raisons à ce retournement. Ce n'est pas facile d'en choisir une. D'abord, il y a la question de l'expérience. Une publicité de la campagne Clinton évoquait la peur d'avoir à la Maison Blanche quelqu'un qui manquait d'expérience en matière de sécurité nationale. Cette question de l'expérience est peut-être la raison principale.
Mais d'après les sondages de sortie des urnes, une question très importante pour les électeurs de l'Ohio a été l'économie. Il y a eu une faute grave du conseiller d'Obama pour l'économie, qui a eu une réunion avec un membre du consulat canadien à Chicago. Il a alors évoqué la question du traité de libre-échange de l'Amérique du Nord (Alena). Pour les électeurs de l'Ohio, c'était une question importante, souvent synonyme de perte d'emplois. Beaucoup ont cru qu'Obama tenait un double langage sur ce traité. La campagne de Clinton a mis l'accent sur cette question, et cela a porté, à mon avis.
Greg : La capacité d'Obama de durer, de conserver une dynamique d'un Etat à l'autre, n'est-elle pas aussi en cause ?
Arthur Goldhammer : Il est vrai que ces dernières primaires ont révélé un certain nombre de faiblesses d'Obama. Il n'a pas su, par exemple, attirer les "cols bleus", les ouvriers, dans l'Etat de l'Ohio où Clinton a obtenu 55 % des votes de cette partie de l'électorat. Et pour le vote latino, Clinton a obtenu presque 60 % au Texas.
Ces faiblesses pourraient être importantes pour la suite : elles influencent l'électorat, bien sûr, et elles peuvent aussi influencer les super-délégués ou les financiers de la campagne démocrate.
Brent : La presse américaine n'est-elle pas un peu rapide pour affirmer que tel ou tel candidat est sur une dynamique victorieuse, puis lui prédire une défaite ?
Arthur Goldhammer : C'est vrai, et la presse a fait sa propre autocritique. Certains journalistes se sont demandé s'ils n'étaient pas allés trop vite en besogne pour couronner Obama. On a donc commencé à faire des critiques à son égard, surtout sur le traitement assez sympathique qu'il a reçu des médias.
Il y a aussi une émission de comédie qui a fait la parodie du bon traitement réservé à Obama. Je pense que cela a pu avoir une certaine influence.
Ours : Quelles sont les prochaines primaires qui attendent les démocrates ? Qui est le favori pour ces primaires ?
Arthur Goldhammer : La prochaine primaire est dans le Wyoming, puis dans le Mississippi. Obama y est pour l'instant en tête des sondages. Mais, dans ces deux Etats, il y a peu de délégués, et maintenant, la seule vraie question est le compte des délégués et des super-délégués.
La prochaine primaire dans un grand Etat, c'est le 22 avril en Pennsylvanie. Là, 158 délégués sont en jeu. Mais il faut dire que les mathématiques sont mauvaises pour Clinton, car, pour combler son retard – entre 80 et 100 délégués –, elle va devoir gagner presque 70 % des votes dans les primaires qui restent.
Bordiga : Les super-délégués démocrates peuvent-ils prendre le risque de contredire le vote populaire ? Quel candidat préfèrent-ils ?
Arthur Goldhammer : Pour le moment, les super-délégués sont partagés : 240 environ pour Clinton, 200 pour Obama. Cela en laisse 300 qui n'ont pas décidé. Les super-délégués qui ont déjà décidé ont le droit de changer d'avis. Mais je ne vois pas pour quelle raison ils le feraient. Ce serait certainement très controversé.
Hibou : Où sont passés les délégués de John Edwards ?
Arthur Goldhammer : John Edwards a 26 délégués, et ils restent pour le moment avec lui. Si la décision est toujours en suspens au moment de la convention, il est possible que ces délégués fassent la différence. On ne sait pas encore ce qu'ils vont faire. Quant à l'électorat de M. Edwards, il est partagé entre les deux candidats qui restent, peut-être un peu plus en faveur de Clinton.
RP : Où en sont les candidats financièrement ? On disait Clinton aux abois, qu'en est-il réellement ?
Arthur Goldhammer : Non, c'est un peu exagéré. Selon les derniers chiffres, Obama a collecté 50 millions de dollars le mois dernier, et Clinton 35 millions. Donc elle est loin d'être désargentée, et, avec ses victoires, elle peut en collecter davantage.
Gay : Croyez-vous qu'il y a une division nord-sud dans l'électorat ?
Arthur Goldhammer : Il y a toujours une question régionale aux Etats-Unis, mais dans les primaires démocrates, c'est surtout une question de clivage entre les Latinos et les Afro-Américains. Au Texas, par exemple, le vote latino est très important, surtout dans les comtés ruraux, mais Obama a gagné dans les grandes villes, où il y a un important vote afro-américain.
Au moment de l'élection générale, cette question régionale jouera un grand rôle parce que bon nombre de Blancs, dans le Sud, vont voter contre Obama s'il est le candidat. Mais je ne crois pas que Clinton aura l'avantage dans ce cas-là, parce que ces mêmes électeurs voteront aussi contre elle.
Filochard : Les primaires vont-elles laisser des blessures irréversibles au sein du Parti démocrate ?
Arthur Goldhammer : Pour répondre, je voudrais faire une comparaison avec l'année 1968. C'était en plein pendant la guerre du Vietnam, et le Parti démocrate s'est déchiré sur la question de cette guerre. Mais, en fin de compte, après une saison de primaires assez amères, le parti est allé à l'élection générale assez unifié derrière son candidat, et a perdu par seulement 1 %.
Cette année, oui, il y a des clivages profonds dans le parti, mais il n'y a rien de comparable avec cette amertume qui existait en 1968. Les électeurs d'Obama et les électeurs de Clinton voteront pour le candidat choisi par le parti. Donc, c'est vrai qu'il y a des blessures, mais elles se cicatriseront assez facilement.
Clément : La désignation de McCain comme candidat républicain peut-elle influencer le choix des électeurs démocrates en faveur du candidat qu'ils percevront comme le plus à même de battre celui-ci en novembre ?
Arthur Goldhammer : Oui, c'est une question essentielle que se posent tous les électeurs démocrates. Je crois que c'est LA question essentielle. Mais il n'est pas facile de dire quel candidat sera le mieux placé pour battre McCain.
Il est évident que Clinton a l'avantage de l'expérience, une carrière plus longue au plus haut niveau de la politique nationale. Mais Obama a pour lui la jeunesse, l'enthousiasme, l'énergie de son électorat, et le fait qu'il a su attirer un nouveau pan d'électeurs qui n'avaient jamais voté auparavant.
Isabelle : Le candidat démocrate évincé va-t-il – ou elle – activement soutenir le gagnant des primaires ?
Arthur Goldhammer : Je crois que le candidat perdant va soutenir activement le gagnant. C'est évident. Entre ces deux candidats, il n'y a pas d'amertume, comme je l'ai dit, et il y a très peu de différences dans le programme. Je crois même possible que, si Clinton est choisie, elle choisisse Obama comme vice-président. L'inverse est beaucoup moins envisageable.
RP : Obama accepterait-il d'être le vice-président d'Hillary Clinton ?
Arthur Goldhammer : Evidemment, je ne peux pas le dire. Cela dépend de l'évolution de la campagnie d'ici à la convention. Une autre possibilité, pour les deux prétendants, est de choisir John Edwards comme candidat à la vice-présidence.
Clermontois : John McCain a-t-il plus de chances de gagner, sachant qu'il commence sa campagne plus tôt ?
Arthur Goldhammer : On peut l'imaginer, mais je n'en suis pas sûr. Je crois qu'il y a beaucoup de différences entre les deux partis, et les différences de programmes vont devenir de plus en plus importantes une fois que la campagne pour l'élection générale commencera. C'est évident qu'il a l'avantage de pouvoir s'attaquer dès aujourd'hui aux deux démocrates, mais à la fin ce sera sans grande importance.
Chabadany : Comment va voter la droite dure (religieuse, conservatrice...), peu convaincue par McCain ?
Arthur Goldhammer : C'est vrai, elle ne l'aime pas beaucoup. Mais ces électeurs n'ont pas le choix, ils voteront pour lui. La vraie question, c'est de savoir s'ils vont se mobiliser. Et je crois que la mobilisation sera plus faible pour le candidat républicain qu'en 2004.
RP : McCain souhaite-il le soutien de Bush ? Serait-ce pour lui un handicap ?
Arthur Goldhammer : Oui, je crois qu'il souhaite le soutien de Bush, parce que pour lui, l'une des questions principales, c'est la guerre, et là il est d'accord à 100 % avec Bush. Il va même déjeuner aujourd'hui avec Bush, et je crois que celui-ci va donner formellement son soutien à la campagne de McCain. Et il va pouvoir l'aider aussi avec cette droite dure dont on a parlé.
Jago9491 : Les prochaines primaires ont lieu dans plus d'un mois. Que peut-il se passer pendant ce long laps de temps ?
Arthur Goldhammer : C'est une question très importante. En fait, c'est difficile à prévoir. Les candidats seront-ils tentés de monter le ton dans la critique l'un de l'autre ? Je n'en ai aucune idée. Jusqu'ici, ils ont été assez respectueux l'un de l'autre, sauf à de rares exceptions.
Mais cela peut changer, et dans une situation où le caucus est très serré, l'un ou l'autre pourrait être tenté par cette "route négative", comme l'on dit en anglais.
Flogistics : Est-ce que le peuple américain se rend compte de l'intérêt que suscitent ces élections partout ailleurs dans le monde ?
Arthur Goldhammer : On en est conscient, mais l'opinion du monde ne compte pas beaucoup pour les électeurs américains. Pour certains électeurs d'Obama, cette question a quelque importance, car on voit Obama comme le candidat susceptible de redorer l'image des Etats-Unis dans le monde.

Chat modéré par Benoît Vitkine

miércoles, marzo 05, 2008

¿MÚISICA GRATIS EN FACEBOOK? PERO ¿QUÉ MÚSICA?

Facebook envisagerait de lancer une offre musicale gratuite en ligne
LEMONDE.FR avec AFP 05.03.08 16h19 • Mis à jour le 05.03.08 18h55

Facebook a approché plusieurs grandes maisons de disques en vue de créer une offre musicale gratuite en ligne, rapporte le Financial Times daté du mercredi 5 mars. Ces discussions dites "préliminaires" entre le site Internet communautaire et les maisons de disques interviennent quelques semaines après l'évocation d'un rapprochement semblable entre MySpace, premier site communautaire mondial, détenu par le groupe de médias News Corp., et les quatre principales maisons de disques, Universal Music, Sony BMG, Warner Music et EMI.
OAS_AD('Middle1');
Facebook a récemment concentré son attention sur la musique, proposant à l'instar de Myspace, depuis novembre 2007, aux groupes de créer leur page avec des liens intégrés vers les applications d'iTunes et d'autres sites de musique en ligne tels qu'iLike, LastFM ou Pandora. Ces partenariats n'ont cependant pas encore donné lieu à des contrats d'exclusivité, laissant aux sites la possibilité de négocier avec les majors.
Ainsi MySpace pourrait proposer aux fans d'acheter en ligne des produits dérivés et tickets de concert de leur groupe préféré. Ce service serait développé en partenariat avec Universal qui, par conséquent, arrêterait de poursuivre le site pour violation de ses copyrights.
Quant à Facebook, le site souhaiterait offrir aux visiteurs un service d'écoute gratuite de musique par le biais du procédé "streaming" (lecture en continu), financé par la publicité. Les utilisateurs auraient également la possibilité d'acheter en ligne les titres musicaux, disponibles en écoute gratuite, en format MP3 réutilisables sur n'importe quel support.
UNE AUDIENCE EXTRAORDINAIRE QUI POURRAIT S'ENVOLER
Les majors ont en effet tout intérêt à prendre rapidement le contrôle de l'échange de musique sur Facebook et Myspace qui cumulent à eux deux plus de 176 millions d'utilisateurs. Soit un marché potentiel gigantesque pour une industrie du disque en crise. Car ces sites communautaires, où des groupes d'amis s'échangent et se conseillent des morceaux, offrent des possibilités immenses en termes de "buzz" gratuit et de ciblage publicitaire personnalisé.
Les maisons de disque espèrent également récupérer le contrôle de la diffusion et de la commercialisation des MP3, s'assurant ainsi des revenus susceptibles de compenser des ventes de disques en berne tout en récupérant une part du marché de la vente de musique en ligne sur lequel Apple, avec iTunes, règne presque sans partage.
Le jeune fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, pourrait aussi se voir dans l'obligation de diversifier les sources de revenus de son site communautaire, celui-ci n'ayant perçu "que" 150 millions de dollars de recettes publicitaires en 2007, alors que Microsoft entrait en novembre 2007 dans le capital de Facebook à hauteur de 240 millions de dollars, propulsant la société à une valorisation de 15 milliards de dollars.

TNYT: "WHAT WE'D LIKE TO HEAR"



March 5, 2008
Editorial
What We’d Like to Hear
Like so many of the other supposedly decisive moments in this campaign — the New Hampshire primary and Super Tuesday spring to mind — Tuesday night's showdown in Texas and Ohio once again failed to resolve the Democratic presidential nominating contest. That does not trouble us. It means, at least, that the absurd frontloading of the primary season did not do what we feared: deprive the majority of Democratic voters of the chance to be heard.
And it means that there is still a chance to take this campaign and elevate it, finally, to a serious debate about major issues. That is what American voters deserve. And that is what Democrats must do if they hope to break the Republican grip on the White House.
After eight damaging and divisive years there is certainly a lot that needs to be debated starting with President Bush's disastrous war, his tax cuts for the rich, regulatory incompetence and neglect, and unrelenting assaults on civil rights, civil liberties and the balance of powers in government.
In other words, something quite different than the schoolyard shoving contest we've witnessed over the last few weeks between Barack Obama and Hillary Clinton, and their increasingly out-of-control "surrogates". Mrs. Clinton's camp continues to be responsible for most of the nastiness we've seen this primary season and there were signs they were drawing the wrong lesson from Tuesday's vote: that "red phone" ads and hard-ball tactics will win the day. Mr. Obama's team, meanwhile, increasingly acts as though this exercise in democracy should be a coronation, that his opponent should bow out of the room.
For Democrats, changing this dynamic is all the more urgent because Senator John McCain has now won the Republican nomination and visited the White House today to collect the rather dubious blessing of Mr. Bush's endorsement. Mr. McCain is now free to stand on the sidelines and enjoy the food fight, knowing that whoever wins the Democratic nomination will be weakened, and honing his attack for the fall.
Democrats have certainly registered their interest in this election. The turnout has set new records all over the country and far outstripped the Republicans. Both Mr. Obama and Mrs. Clinton have collected votes on a scale usually reserved for the winner of the nomination.
The quality of this contest has not reflected the candidates' formidable skills and intellect. Instead of a serious debate about trade, Mr. Obama and Mrs. Clinton have engaged in a depressing fit of pandering to voters in economically troubled Ohio. They tripped over each other rushing to attack the 14-year-old North American Free Trade Agreement, rather than offering voters honest answers about what government can and should do to help them adapt to globalization's challenges.
Instead of talking soberly about how each would lead the United States out of the war in Iraq, Mrs. Clinton has been trying to scare Americans with ringing red phones and dark suggestions that Mr. Obama won't be able to keep America's children safe. Mr. Obama has belittled Mrs. Clinton's considerable experience in Washington, as First Lady and as a Senator, suggesting — wrongly — that her 2002 vote for the Iraq force resolution makes her incapable of now ending the war.
The plain truth is that neither has been tested as a leader in a national crisis, which puts them in the same company as virtually every other presidential candidate in history, including Mr. McCain.
Even if their differences on Iraq are negligible, Mr. Obama and Mrs. Clinton should still debate the issue, explaining how they plan to bring American troops home and contain the chaos. Iraq has receded for now, but it will be an important issue this fall in the competition against Mr. McCain, who offers not the slightest change from President Bush's tragically failed policies.
Instead of talking seriously about reforming health care, each side has run attack ads distorting the other's proposals. There has been some discussion about taxes, the home-mortgage crisis and the slowing economy — but mostly when the candidates are asked about these issues during debates.
Talk on the stump seems stuck where it has been for months. Mrs. Clinton's distinctly more negative campaign has left her open to bad memories of her husband's administration. Mr. Obama's notions of transformational change are as airy and unformed as they were when he first began using them on the stump in 2007.
Meanwhile, the candidates are spending obscene amounts of money on the primaries and caucuses. Now that he's the champion money raiser, Mr. Obama has backed away from his proposal to run the general election on public funds. He should take up that pledge again, now.
Mrs. Clinton and Mr. McCain owe the American public a far greater measure of transparency than they have so far offered. Mrs. Clinton has not released her income tax returns, or made public the donors to her husband's presidential library and foundation. Mr. McCain is withholding medical records that Americans need to read before they are asked to vote for a 71-year-old man with a spotty medical history.
It's unclear how the Democratic campaign will end. But that's fine. Nearly a third of the 50 states have yet to hold a nominating contest. Before they do, we'd like to hear fewer character attacks and a lot more discussion of the nation's many problems after nearly eight years of failed Republican rule. That is the Democrats' comparative advantage, they should start to use it now.
Home
World
U.S.
N.Y. / Region
Business
Technology
Science
Health
Sports
Opinion
Arts
Style
Travel
Jobs
Real Estate
Automobiles
Back to Top Copyright 2008 The New York Times Company
Privacy Policy
Search
Corrections
RSS
First Look
Help
Contact Us
Work for Us
Site Map

"THE END OF THE SPANISH EMPIRE"

Sponsored By
placeAd2('printthis','88x31',false,'');

The End of the Spanish Empire
In an election year, Spain's economy is suddenly faltering. Its candidates have run out of steam, too.
By Stryker McGuire and Mike Elkin
NEWSWEEK
Updated: 11:27 AM ET Mar 1, 2008
The listing on Ebay España tells you all you need to know about the current Spanish election campaign: "I'm putting my vote up for bid … I will vote exactly as the top bidder asks." Humorous? Possibly. Cynical? Definitely. Voters don't go to the polls until Sunday, but many Spaniards have already made up their minds: they're not happy with the parties or the candidates. And they'll undoubtedly be ho-hum about the results, whatever they are.
The candidates have done their part, too, in turning this into the eBay Election: it seems anything and everything is for sale. When Socialist Prime Minister José Luis Rodríguez Zapatero pledged to create 2 million new jobs over the next four-year term, the Popular Party's Mariano Rajoy promised 2.2 million. When Zapatero said he would cut income taxes, Rajoy offered to cancel them (on annual incomes below €16,000). When the Socialist Party promised to plant 45 million trees—one for every Spaniard—the PP thought hard and promised 500 million. These electoral bribes are "bread to the masses," says Rafael Pampillón of Madrid's Business Institute. "But giving a drug addict methadone isn't a long-term solution."
The descent into Politics For Sale is a particularly shocking fall for Zapatero, who came from nowhere to become a popular and effective leader four years ago. As he battles to secure a second term, he now seems adrift except for his contempt for the political opposition. True, his success in 2004 was almost accidental: the then-incumbent Popular Party reacted so cynically to the Madrid train bombings three days before the election that the Socialists, led by Zapatero, were gifted their victory at the polls. Still, in the early years of his government, Zapatero was feted worldwide for his apparent competence and vision. But it gradually became clear that he lacked charisma and he slowly sank into a welter of petty domestic disputes, fell off the global radar and, more importantly, turned off the electorate with a series of botched policy decisions.
Zapatero's early success began to look as accidental as his election—not so much the product of political leadership as a dividend bequeathed to him by a strong economy. The latest polls have the Socialists and the PP neck and neck or give Zapatero & Co. a slim lead going into Sunday's election. But if he does win, the government he will form will be weaker than it is today. The combination of more partisan squabbling and less decisiveness does not bode well for any prime minister facing the sort of issues that loom on Spain's horizon. Political gridlock in Madrid will make it tougher to deal with perennial issues like managing immigration and keeping a lid on regional disputes.
But a bigger storm is brewing: Spain's economy is slowing, from an enviable 3.8 percent last year to a projected 2.4 percent this year. Unemployment took a slight upturn, to 8.6 percent, at the end of last year. More significantly, inflation is rising—to above 4 percent—and the spectacular housing bubble has burst. Half of the country's real-estate offices folded during 2007, according to an industry association—a stunning figure even if many of those offices consisted of just one person and a cell phone. None of this is out of line with the rest of the euro zone, but that's precisely the problem. Spain as of last year was way ahead of the pack. Spain has become an "average" country, says André Sapir, a Belgian economist and an adviser to Zapatero.
Mediocrity is hard to digest when you've tasted stardom, and the Spanish people are disheartened by the spectacle of their leaders descending into pettiness. Last week, Zapatero, 47, and Rajoy, 52, faced each other in the first televised debate in 15 years in Spain, yet they did so with no confidence. Fearing gaffes, their handlers choreographed the event with such paranoia it was bound to be unenlightening. The candidates talked past each other, and viewers as well, parroting sound bites from stump speeches and brandishing documents neither they nor the audience could read at a distance. They came across as bickering neighbors, not statesmen. The sad truth, says Paul Isbell of the Elcano Royal Institute in Madrid, is that Spain needs first-rate leaders and Zapatero and Rajoy don't make the grade.
The choice between two lackluster figures is quite a comedown for a nation that had appeared to be enjoying a run of unusually strong leadership. Trapped in sterile isolation for four long decades under Generalissimo Francisco Franco and freed only by his death in 1975, Spain didn't begin to experience an economic boom until the early 1990s, well into the long rule (1982-1996) of Felipe González. Open to trade and investment and new ideas in general, it became the California of Europe: a tourist mecca (second only to France) and an agricultural hothouse, a magnet for immigration and a strong player in telecommunications, with Latin America as its "Pacific Rim." Taking office after González, Prime Minister José María Aznar declared, repeatedly, that Spain would soon "punch above its weight" in the global ring, and for the first time since the fall of its empire, it did.
An admirer of the way Tony Blair revived Britain's global reach, Aznar followed a similar strategy, allying with the United States in the Iraq war, confronting terror at home and pursuing free-market reforms that helped make Spain the most consistently robust big economy in Europe. Aznar would be driven out of office by his mishandling of the March 11, 2004 attack, opening the door to Zapatero's Socialists. But under Zapatero, Spain's reputation continued to swell. Though he is neither a commanding personality, nor a conviction politician in the way Blair and Aznar were on foreign policy, he likes to describe himself as a democrat who believes fervently in women's rights. He joined the party as a teenager, studied law, and at 22, was named secretary of the Socialists in León. He was the youngest deputy when he was elected to Parliament in 1986, rising slowly to become party leader. As prime minister, he seemed to be moving quickly to put his own stamp on Spain. But his early popularity derived from the fact that he was not the newly reviled Aznar. He distanced himself from Bush and withdrew Spain's troops from Iraq.
Closer to his political heart, he introduced social reforms hailed by the center-left: promoting equal treatment for women in the workplace, legalizing same-sex marriage and adoption by same-sex couples and making divorce easier. All the while, fueled by immigrant labor, Spain's traditional economic ties to Latin America, huge numbers of second-home buyers from across Europe and the lasting benefits of having privatized state industries, Spain grew at up to 4 percent a year, well above the European average. Spain was suddenly seen as cool, competitive and compassionate—a Hispanic, sun-drenched Sweden, only with five times the number of people.
Zapatero's approval ratings initially reached nearly 60 percent. Across much of Europe, which shared the Spanish people's antiwar, anti-Bush sentiments, he was seen as a New Left alternative to the pro-interventionist, pro-American Blairite school. But increasingly he became entrenched in internal politics. He become more party leader than leader of his country, putting his energy into sparring with the center-right. On the domestic front, Zapatero made two grave political missteps. His first was to ally his party with the Republican Left of Catalonia, a party that seeks Catalan independence. Right-wing politicians and commentators accused him of promoting the Balkanization of Spain—exploiting a deep-seated national fear that was refueled by Kosovo's declaration of independence from Serbia last month, which Spain, unlike most of Europe, did not recognize.
Zapatero's second miscalculation came when he decided to open talks with the ETA after the Basque group declared a ceasefire in March 2006. It was a courageous move, at a time when polls showed the country evenly divided over whether to negotiate with terrorists. But daily accusations from the opposition poisoned the atmosphere. When an ETA bomb killed two people at Madrid's airport in December that year, Zapatero was forced to end negotiations. Since then, dissatisfaction has increased; by January this year, Zapatero's approval rating had slipped to just 40 percent.
So far, Rajoy has has been unable to capitalize on his opponent's weaknesses. A longtime PP apparatchik, he is a colorless politician whose singular advantage in becoming party leader was that he was hand-picked by Aznar. His policies are very much in line with the PP mainstream: he sides with the Catholic Church on social issues like same-sex marriage; he proposed a Nicolas Sarkozy-like "contract" to ensure immigrants adopt Spanish customs. But the PP itself has been split and weakened by infighting since its 2004 loss. A defeat on Sunday will heighten calls for a party shakeup.
Meantime, the two parties and their leaders behave "like 17th-century armies where one side shoots, then reloads while the other side shoots," says a political analyst at a Spanish bank—anonymously, because he doesn't want to inject his employer into this partisan brawl. As a consequence, says William Chislett, the author of several books on Spain, "the level of disenchantment with the political system is at an all-time high."
The country seems, if not adrift, becalmed at the moment, even unsure of itself and its identity. It has long been an oddity at sporting events that Spanish athletes stand mute or just hum along as their national anthem is played: "La Marcha Real" (The Royal March) has no lyrics. The Spanish Olympic Committee recently sponsored a competition to put words to the music—30 years after the Francoist lyrics were removed—and Placido Domingo was to sing them at a committee gala in January. But the committee scrapped the idea after it rejected more than 7,000 entries. "The lyrics had to meet two requirements that they did not fulfill," said committee president Alejandro Blanco. "They had to unite people and there had to be consensus." Franco, with his sinister emphasis on fascist-tinged nationalism, gave patriotism a bad name. Many Spaniards find it easier to be Basque or Catalan than to be Spanish— to prize regional identity over national identity. A dispiriting election campaign such as the one now ending doesn't help.


URL: http://www.newsweek.com/id/117805
© Newsweek Mag

"SÉDUITE ET DÉÇUE PAR NICOLAS SARKOZY"

Séduite et déçue par Nicolas Sarkozy..., par Sophie de Menthon
LE MONDE 03.03.08 14h40

Vous faites l'objet de toutes les polémiques, de toutes les "unes", de toutes les conversations, aussi m'a-t-il semblé nécessaire de vous faire part de mon propre désarroi, celui de n'importe lequel de vos électeurs. Ce n'est pas "la bourgeoise du 7e" qui vous écrit, celle qui trouve "vulgaires" certaines attitudes ("vulgaire", étymologiquement du latin "vulgus : commun des mortels"), mais une électrice, chef d'entreprise... séduite et désappointée.
OAS_AD('Middle1');
J'ai voté pour vous, pour vos défauts autant que pour vos qualités. J'ai vibré d'espoir en vous écoutant réveiller la France, cru en votre dynamisme, succombé à votre force de conviction, ri de votre bon sens sans faille, admiré votre capacité à faire face... Vous m'aviez promis après votre élection une retraite dans un couvent pour prendre la dimension de votre fonction. N'est-ce pas le moment ? Justement, si, avant les municipales !
Aujourd'hui, vous m'avez déstabilisée, m'obligeant à me passionner, malgré moi, pour votre vie privée. Même si je déclarais en même temps ne rien vouloir en savoir, comment résister à ce récit cinématographique en direct ? Je me suis enthousiasmée sur certaines de vos propositions... déçue le lendemain de les voir retirées aussi vite. Vous ne me laissez pas le temps d'apprécier ce que vous avez mis en route ou changé, car rien ne résiste à l'accélération d'une mise en scène vertigineuse.
La grande roue d'un gouvernement happening finit par me causer un véritable malaise. Nous avons tous besoin d'exemplarité, à tous les niveaux et à tous les âges. Dans une société sans repères, vous nous faites perdre ceux qui nous restent : amour, famille, entrepreneuriat, comment vous suivre ?
Chaque Français s'honore de la conduite de celui qu'il a placé au plus haut niveau ; il vous veut meilleur que lui, plus fort, plus intègre, plus raisonnable, plus courtois... En un mot, ce qu'il rêverait d'être. On n'assassine pas les icônes sans ravage. Vous êtes une icône, que vous le vouliez ou non, que les gens le reconnaissent ou non. Vos défenseurs n'ont plus d'arguments pour vous défendre, eux qui vous ont donné le pouvoir. Vous traitez vos ministres, semble-t-il, comme vous nous traitez, c'est-à-dire sans considération. Ils nous déçoivent aussi : inefficaces ou agités, est-ce la seule alternative que vous leur laissez ?
Il est encore temps de nous faire rencontrer le président de la République... en laissant vos tenues de candidat au vestiaire de l'histoire. C'est la dernière limite pour que vous vous fassiez plus rare, que vous vous rendiez précieux à nos yeux. Ne tentez pas trop les médias. Que vos propos se guettent et s'écoutent plutôt que de se réduire à des titres provocants. Ne vous y trompez pas : la popularité de votre premier ministre n'est pas un plébiscite de votre politique, c'est un satisfecit de sa "bonne conduite". Ainsi va la foule, qui un jour fustige le trop discret et le lendemain le récompense, la foule prête à brûler celui qu'elle a adoré. La foule, ce sont vos électeurs, vos administrés. "Emporté par la foule qui nous traîne, nous entraîne...", il faut savoir résister à la ritournelle. Echapper à la foule, pour l'élever et offrir de la dignité aux Français, ils le réclament.

Sophie de Menthon, président du mouvement patronal Ethic
Sophie de Menthon
Article paru dans l'édition du 04.03.08

lunes, marzo 03, 2008

KOSOVO HIPERDEPENDIENTE

Martti Ahtisaari, Enviado Especial de la UNO a Kosovo, participará en un seminario sobre el futuro de este engendro urgido por apoyos cuantiosos de todo tipo sin los cuales no podría sobrevivir.
Supongo que concurrirá tambien Genuflexo Solana, máximo responsable del terrorismo otánico de los "efectos colaterales" en la ilegal guerra de Serbia, devoto servidor del entonces presidente Clinton, premiado más tarde por la Unión Europea como Alto Comisario de una "Política Exterior" hasta ahora inexistente. Habrá que ver qué dicen Rusia y China, esos dos miembros permanentes del Consejo de Seguridad que ya se opusieron a declarar la independencia kosovana. Y qué argumentos dan los tres padrinos europeos del engendro, el Reino Unido, Alemania y Francia.

LA MANO TENDIDA DElL HOMBRE DEL SWEATER ROSADO

Abandonando la bufanda roja (que evoca el rojo de su amado Partido Republicano, el de Bush), Aznar reapareció sin preaviso con un sweater rosa (un guiño a los gays) en la concentración del PP de ayer en la plaza de toros de León. Para mayor provocación al señorito de León, para calentar a los televidentes del debate de hoy, para apoyar al pobre Rajoy.

"Vamos a mandar a Zapatero a casa", dijo el ex con la misma pasión con que lanzaba años atrás su "Vàyase, señor González". Con un giro inesperado:
la mano tendida a socialistas y afines descontentos con RZ:

- Estas ideas bàsicas pueden tener el apoyo de la mayoría, que a lo mejor no se entusiasma con el PP, que a lo mejor no se entusiasman con Mariano, que a lo mejor dicen 'Usted tiene el bigote torcido', lo que quieran, pero que sienten estas preocupaciones y creen que Mariano lo puede interpretar mejor. Cuantos más haya en la izquierda que piensen que merece la pena apostar por cosas serias, mejor.

FALSA "LEGÍTIMA DEFENSA" DE COLOMBIA, TEMERARIA AMENAZA DE GUERRA DE VENEZUELA,: SÓLO EL PEQUEÑO ECUADOR REACCIONA COMO ES DEBIDO

El gobierno de Colombia alega "legítima defensa" para justificar su decisión de enviar fuerzas a la frontera con Ecuador durante una operación contra las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC) que mató al al portavoz del grupo guerrillero, Raúl Reyes, y al menos a otros 16 rebeldes. "Colombia no violó la sobernía sino que actuó de acuerdo con el principio de legítima defensa", pretende el gobierno colombiano.
El presidente de Ecuador, Rafael Correa, condena la acción militar calificándola como la peor agresión en contra de su país.
El presidente de Venezuela, Hugo Chávez, advierte a Colombia que una incursión contra las FARC en territorio venezolano podría desencadenar una guerra.

domingo, marzo 02, 2008

LA CAMPAÑA ELECTORAL, ENTRETENIMIENTO MASIVO

La campaña electoral no se basta a sí misma: depende de la cobertura mediática que la anticipa al producir su actualidad de media duración y la prolonga con los resultados, su evaluación y las consiguientes negociaciones para componer el nuevo gobierno.
La cobertura mediática se aprovecha de la estructura de conflicto (entre partidos, líderes, candidatos) de la campaña electoral que le anuncia las fechas, con notable precisión, de su comienzo, su nudo y su desenlace. La cobertura mediática convierte a los políticos en personajes: protagonistas y antagonistas lanzados, todos, a la caza de votos y de apoyos financieros. Explota la agenda institucional según modelos del Periodismo (impreso, emitido. digital) que al mismo tiempo cultivan, cada vez más, el Entretenimiento espectacular.
Por el Espectáculo prometido, las expectativas creadas en torno a los debates del lunes pasado y de mañana sumaron y sumarán una inmensa mayoría de personas ajenas a la política en su vida cotidiana: más numerosa todavía que las que convocan los grandes acontecimientos deportivos y de la industria cultural. ¿Habrá que entender este fenómeno como un súbito despertar de una mayoría de ciudadanos hasta ahora ajenos a las grandes cuestiones de la polis? No lo creo: si se registran records de audiencia –que incluyen miles de niños entre los espectadores- el triunfo es, más que del Periodismo, del Entretenimiento anunciado y de la Publicidad compulsiva que los medios hacen de su propia cobertura de los debates y de la votación.
Durante toda la campaña, Periodismo. Entretenimiento y Publicidad se alimentan mutuamente con predominio del uno o del otro según soportes y autores. Por eso no puede afirmarse sin más que llegar a una gran audiencia mediática signilfique necesariamente un avance en la educación y la participación política de la ciudadanía. Podría llegar a serlo en contextos más propicios que el español, o puede ser exactamente lo contrario cuando Entretenimiento domina a Periodismo, cuando la actualidad representada se acerca a la ficción, cuando los momentos fuertes de la campaña electoral identifican a ganadores y perdedores y distribuyen premios y recompensas. Esta identificación atrae tanto más cuando los momentos fuertes del proceso privilegian el conflicto bipolar ante el multipolar: el PSOE versus el PP, Zapatero versus Rajoy. El debate Solbes versus Pizarro prologó los de Zapatero versus Rajoy. Y el Entretenimiento transcurre como si solo hubiera dos partidos en España, como si el Reino borbónico fuera una democracia presidencialista y no lo que constitucionalmente es y debe ser: una democracia parlamentaria.
El primer debate fue una reedición abreviadísima, a dos voces, del último debate parlamentario del “Estado de la Nación”, con un coordinador, Campos Vidal, que no generó ninguna pregunta, ninguna discusión. No identificó al ganador. Mañana, la coordinadora, Olga Viza, supongo que hará lo mismo que hizo su colega el lunes pasado. Pero Zapatero y Rajoy tendrán que decir algo nuevo, por lo menos para refutar los ataques verbales que se han lanzado mutuamente a lo largo de la semana con el respaldo de Felipe y de Aznar y de las tribus bipolarizadas de escribas, predicadores y tertulianos mediáticos.

VISTA, MÁS BARATA

Microsoft reduce el precio de Vista un 40%
A partir del 1 de marzo el sistema operativo de Microsoft será más barato para fomentar su implantación
EFE - San Francisco - 29/02/2008

Microsoft anunció ha anunciado que reducirá en todo el mundo el precio de su sistema operativo Windows Vista a partir del 1 de marzo con el fin de fomentar el uso de la última versión de su sistema operativo. Carlos González, gerente regional de Windows en Microsoft Latinoamérica, asegura que la bajada de los precios será en todo el mundo y que será de en torno al 40%, aunque puede variar de país en país porque cada uno tiene sus propios procedimientos de costes.
La medida afectará a toda la línea de productos Windows Vista para particulares, es decir, a las ediciones Windows Vista Home Basic, Windows Vista Home Premium y Windows Ultimate, así como a la actualización Windows Vista SP1 introducida a primeros de febrero. La bajada de precios comenzará a primeros de marzo pero posiblemente no llegará a los consumidores hasta finales de ese mes o comienzos de abril, vaticina González.
Windows Vista, introducido a comienzos del 2007, lleva ya más 100 millones de copias vendidas de la última versión de su sistema operativo. Alrededor del 10% de esas copias se han distribuido en América Latina, donde Microsoft espera que el ajuste de los precios ayude a fomentar el uso de versiones legales de su sistema operativo.

"A NOMINEE? OR A DEBACLE?"

The New York Times March 1, 2008
Op-Ed Columnist
A Nominee? Or a Debacle?
By BOB HERBERT

When does a dandy fight become an ugly brawl?
For the Democrats, perhaps on Tuesday.
If Barack Obama wins in either Texas or Ohio, the race for the nomination will effectively be over. At that point the Clintons, if they have any regard for the fortunes of the party, will be duty-bound to graciously fold their tents and try to rally their supporters behind a candidate who will be stepping into a firestorm of hostility from the other side.
If Hillary Clinton wins both Texas and Ohio, the Democrats will need a trainload of aspirin and a shrink.
The superdelegates currently sprinting toward Obama would suddenly look over their shoulders and wonder what happened to his O-mentum. The Clintons would declare themselves (yet again) the Comeback Kids, although they would still be behind in delegates. They would continue their push to have the Michigan and Florida delegations seated. They would step up their attacks on the Obama forces with understandable glee. And they would use whatever persuasive powers they could muster to push the idea with party regulars that Senator Obama is unelectable.
That is a scenario guaranteed to infuriate the Obama true-believers. If Senator Clinton managed to secure the nomination under those circumstances, it would open deep wounds in the party that would be very difficult to heal.
There is a third scenario: Senator Clinton wins just one of the big ones on Tuesday but decides to hang on rather than gracefully step aside, hoping that some blunder, or some other unforeseen force — a news event, a scandal — causes the Obama effort to implode. That would also cause bad feelings that would be difficult to assuage.
(If Senator Obama wins Ohio and Texas, there’s nothing more to talk about. He’s the nominee.)
The Republicans, who had nothing going for them in this election, who had a weak field of candidates and were on the wrong side of virtually every major issue, are beginning to feel a bit like Lazarus. Democratic voters were courageous enough to put two candidates at the head of their line of potential nominees who have built-in political disadvantages. Party unity and a strong message are essential to overcoming those disadvantages. The longer the Clinton-Obama fight goes on, and the more bitter it gets, the better it is for the G.O.P.
In recent days both Clinton and Obama supporters have been predicting a long and possibly brutal fight if Senator Obama does not lock up the nomination on Tuesday. A Clinton advocate, who asked not to be identified because he didn’t want to be seen as wavering in public, said: “I don’t see how this gets resolved if she wins both Ohio and Texas. She needs blowouts to overcome Obama’s lead in delegates, but I don’t see that happening.
“On the other hand, she has a case to make if she heads toward the convention having won New York, California, New Jersey, Texas, Ohio and maybe Pennsylvania. But if she’s still behind in the delegates, how do you give her the nomination?”
The danger for the Democrats is a standoff steeped in rancor. The Republicans, assuming Senator Obama will be the nominee, are already having a field day. Those claiming the high road are mocking his foreign policy positions while the lowlifes are making sport of his name, suggesting he is unpatriotic, inferring that he is a Muslim and trying to drive a wedge between him and Jewish voters.
Mr. Obama seems at the moment like someone standing alone against the attacks. Since he hasn’t secured the nomination, he doesn’t have the biggest names in the party rallying to his defense. His supporters are busy battling the Clintons. (The same would be the case for Senator Clinton if she were the front-runner but hadn’t wrapped up the nomination.)
A further complication for the Democrats is the possibility that the results in Texas — which has a ridiculously complex primary-caucus setup — will be unclear. If Senator Clinton wins Ohio and there’s a battle royal in Texas (both sides are prepared for a legal fight), the McCain forces will pop the corks on another round of Champagne.
Democratic voters are tremendously excited about this presidential election. In addition to the obvious concerns about war and the economy, voters in both the Clinton and Obama camps believe that some of the fundamental values of the United States are at risk. They are worried, for example, about the undermining of governmental checks and balances, the erosion of civil liberties and the makeup of the Supreme Court.
Tuesday’s elections may decide the nominee. But if they don’t, the wisest heads in the party will be faced with the awesome task of preventing a train wreck that would ruin what was supposed to have been a banner year.
Home
World
U.S.
N.Y. / Region
Business
Technology
Science
Health
Sports
Opinion
Arts
Style
Travel
Jobs
Real Estate
Automobiles
Back to Top Copyright 2008 The New York Times Company
Privacy Policy
Search
Corrections
RSS
First Look
Help
Contact Us
Work for Us
Site Map